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Et si la Chine devenait la première nation à entrer en contact avec les extraterrestres ?

Crédits : iStock

Il y a à peine un an en Chine, le radiotélescope sphérique FAST, le plus grand du monde, a été mis en service. Un journaliste raconte sa récente visite du site et se demande se qu’il se passerait si la Chine devenait la première nation à détecter et communiquer avec d’éventuels extraterrestres.

Le Five-hundred-meter Aperture Spherical Radio Telescope (FAST) ou « radiotélescope sphérique de cinq cents mètres d’ouverture » a nécessité cinq ans de travaux. Celui-ci, mis en service le 25 septembre 2016, a récemment fait parler de lui par la présence de millions de touristes utilisant leur smartphone à proximité et brouillant les signaux, un battage médiatique ayant suscité un scandale en Chine.

Ross Andersen, chef de la rubrique science du magazine américain The Atlantic, a récemment visité le radiotélescope chinois, comme il l’explique dans un long récit. Après avoir longuement évoqué l’histoire de l’astronomie chinoise et le programme SETI, le journaliste s’est penché sur les motivations de la construction du radiotélescope FAST. Selon lui, le radioastronome Nan Rendong (décédé depuis) ayant conçu ce nouvel outil de communication pensait aider à la recherche d’une civilisation extraterrestre.

Et si cela marchait ? Pour tenter d’apporter une réponse à cette interrogation, Ross Andersen a eu un entretien avec Liu Cixin, l’écrivain de science-fiction le plus populaire en Chine. Son premier roman intitulé Le Problème à trois corps, paru en 2008 en mandarin, est le premier roman chinois récompensé par un prix Hugo.

L’intéressé a exprimé ses doutes concernant la détection d’un signal extraterrestre. Selon lui, dans l’immensité de l’espace, aucune civilisation n’enverrait un tel signal sauf s’il s’agissait de l’annonce de l’imminente extinction de cette même civilisation. Il s’agirait probablement d’une civilisation envahie par une autre qui utiliserait ses dernières réserves d’énergie pour lancer un dernier cri vers la plus conviviale des planètes situées dans son voisinage.

Liu Cixin a notamment déclaré que l’humanité était limitée dans sa façon de rechercher les extraterrestres car il pourrait éventuellement exister des civilisations en place depuis des millions, voire des milliards, d’années. Ce dernier évoque également que si de telles civilisations existaient, celles-ci ne voudraient pas risquer une incompréhension avec nous, signe d’un contact délicat dont l’issue est inconnue. Cette difficulté serait alors double dans le cas où un premier contact serait établi avec une intelligence artificielle postbiologique ayant pris le contrôle de sa planète. Celle-ci serait donc peut-être dépourvue d’empathie.

En fin de compte, peu importe que ce soit la Chine ou une autre nation qui établit un tel contact, si cela est réellement possible. Pas surprenant comme déclaration de la part d’un auteur de science-fiction reconnu, n’est-ce pas ?

Sources : The AtlanticSciences et Avenir