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Voici COMAN, le robot qui bouge presque comme un humain !

Crédits : capture Youtube / École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL)

Mis au point par des chercheurs suisses, le robot humanoïde COMAN est géré par des algorithmes lui donnant la capacité d’avoir « conscience » de son propre corps et ainsi d’avoir une démarche plus naturelle.

Si les humains marchent facilement, chacun de nous a évidemment été contraint de passer par une phase d’apprentissage plutôt compliquée. La coordination des membres ainsi que la recherche de l’équilibre mettent un certain temps avant de devenir de véritables automatismes. C’est encore plus difficile pour les robots qui sont peu capables de doser leurs efforts afin d’avoir un équilibre optimal, ce qui leur donne habituellement une démarche saccadée.

Les chercheurs de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) en Suisse ont travaillé sur la question et ont mis au moins un robot dépourvu de tête qu’ils ont baptisé COMAN (pour COmpilant HuMANoid) et dont la taille est de 95 cm. L’objectif est de tester et analyser la démarche du robot dans le but de l’améliorer et de l’optimiser en la rendant plus naturelle. Il faut savoir que ces recherches ont été effectuées dans le cadre du projet européen AMARSi et ont fait l’objet d’une publication dans la revue PLOS One le 6 septembre 2017.

Deux innovations permettent au robot COMAN d’améliorer son style de marche. Les chercheurs ont intégré les jointures du robot à des éléments élastiques offrant une flexibilité accrue à la fois dans les mouvements et les tâches à accomplir. La seconde innovation consiste en l’ajout d’un nouvel algorithme de commande considérant la symétrie du robot ainsi que d’une poignée d’équations mathématiques matérialisant la dynamique de l’engin.

Ainsi, COMAN est plus « conscient » de son propre corps en comparaison aux autres robots existants et intègre dans ses mouvements des données relatives à la vélocité, la position ainsi que les angles de jointure histoire de trouver un bon équilibre. Les chercheurs indiquent que dans le cas d’une « poussette » exercée sur le robot, ce dernier pourra déterminer l’endroit où poser son pied pour se rattraper grâce à l’algorithme.

Les applications imaginées par les scientifiques sont relatives à des missions de secours dans des conditions peu supportables pour l’homme, au déplacement d’objets (manutention) ainsi qu’au développement d’exosquelettes permettant de soutenir les personnes à mobilité réduite.

Sources : 01netNumerama