in

La recette du bonheur d’Einstein vendue aux enchères

Crédits : Oren Jack Turner, Princeton, N.J. — The Library of Congress

Il est connu comme l’un des grands esprits scientifiques du XXe siècle mais cette semaine, Albert Einstein fait les manchettes pour ses conseils sur la façon de vivre une vie heureuse. Le théoricien de la relativité avait écrit cette note en 1922, alors qu’il séjournait au Japon pour y donner des conférences. Elle vient d’être vendue aux enchères pour 1,3 million de dollars.

Il y a quelques mois Einstein faisait la Une des journaux suite à la découverte des premières ondes gravitationnelles, théorisées il y 100 ans par le célèbre physicien. Mais Einstein n’était pas qu’un scientifique ; il se distinguait également par sa vision de la vie, et plus particulièrement du bonheur. Il avait notamment écrit à ce sujet. Une note manuscrite du physicien sur le secret du bonheur vient d’ailleurs d’être adjugée ce mardi à Jérusalem, pour 1,56 million de dollars, a indiqué la salle des ventes. L’acheteur qui a acquis le document en renchérissant par téléphone est un Européen qui a souhaité conserver l’anonymat. Deux autres lettres d’Einstein rédigées des années plus tard ont par ailleurs été adjugées pour 33 600 et 9 600 dollars.

«  Je suis vraiment heureux qu’il existe encore des gens pour s’intéresser à la science, à l’histoire et aux témoignages intemporels dans un monde qui évolue si vite« , a réagi l’ancien propriétaire anonyme du document, sur lequel nous pouvons notamment traduire de l’allemand : « Une vie tranquille et modeste apporte plus de joie que la recherche du succès qui implique une agitation permanente ». Le théoricien séjournait à l’époque à l’Imperial Hotel de Tokyo où il donnait des conférences. Alors âgé de 43 ans, il venait d’être informé de sa prochaine désignation pour le prix Nobel de physique. Les nouvelles de la présence d’Einstein s’étaient rapidement propagées à travers le Japon et des milliers de personnes affluaient pour apercevoir le lauréat du prix Nobel. Impressionné mais aussi embarrassé par cette soudaine publicité, Einstein, aussi humble que le peuple japonais qu’il affectionnait tant, avait alors tenté de poser sur papier ses pensées et ses sentiments, isolé dans sa chambre d’hôtel.

Roni Grosz, l’archiviste qui supervise les archives d’Einstein à l’Université hébraïque de Jérusalem (Einstein en est l’un des fondateurs), a notamment déclaré à l’AFP que ces notes permettent aujourd’hui de « cerner les pensées les plus intimes d’un érudit dont le profil public est toujours synonyme de génie scientifique ».

Source