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Le premier train autonome du monde est officiellement opérationnel

Crédits : Rio Tinto

La société minière Rio Tinto vient d’offrir au monde son premier train totalement autonome. Il est actuellement sur les rails en Australie occidentale. Son premier trajet est un succès avec près de cent kilomètres parcourus sans personne à bord. C’est la première étape vers un réseau ferroviaire entièrement autonome.

On y arrive doucement, mais surement. Si Tesla Motors est un pionnier en matière de véhicules autonomes, Rio Tinto, groupe minier emblématique, compte bien imposer prochainement ses trains autonomes. L’entreprise anglo-australienne fondée en 1873 annonçait d’ailleurs il y a quelques heures qu’un premier trajet avec été effectué avec succès. Près de cent kilomètres ont en effet été parcourus dans l’ouest du pays, le tout sans conducteur.

« Ce trajet réussi nous met sur la voie du transport autonome de charges lourdes sur de longues distances« , se réjouit le directeur général de la société Chris Salisbury dans un communiqué de presse. « Rio Tinto est fier d’être un leader dans l’innovation de l’industrie minière […] Elle délivre des avantages compétitifs à long terme et nous permet de construire les mines du futur« . Plus de la moitié des trains « Rio Tinto » sont aujourd’hui autonomes, mais des conducteurs sont toujours à bord par mesure de sécurité. Ce train sans chauffeur constitue donc une première. Rio Tinto espère désormais disposer d’un réseau ferroviaire entièrement autonome d’ici la fin de 2018.

Côté français, la SNCF prévoit de faire circuler des trains de marchandises d’ici deux ans et des TGV autonomes dès 2022. C’est en tout cas ce qu’assurait en juin dernier Alain Krakovitch, directeur général de SNCF Transilien. Notons cependant qu’il existe différents degrés d’autonomie et qu’il n’est pour l’heure pas question d’atteindre le niveau quatre (le dernier) qui consiste à se passer de l’humain. « Il y aura toujours quelqu’un à bord« , rassurait Alain Krakovitch, avant de préciser que « ce n’est pas le conducteur qui coûte le plus cher« . Les enjeux se comptent plutôt en matière de « capacité, de vitesse et de fiabilité« .

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