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Les femmes trop minces auraient un risque accru de ménopause précoce

Crédits : iStock

Selon une étude récente, les femmes en sous-poids ont un risque plus élevé d’être ménopausées à un âge précoce, c’est-à-dire avant 45 ans. Ces recherches devraient par exemple être prises en compte dans l’univers de la mode.

Une vaste étude sur la question a été publiée le 25 octobre 2017 dans la revue Human Reproduction. Celle-ci stipule que les femmes en sous-poids ou ayant perdu environ une dizaine de kilos entre l’âge de 18 et 30 ans ont un risque plus élevé d’être ménopausées plus tôt qu’à l’accoutumée. Alors que l’apparition de la ménopause se situe en moyenne vers l’âge de 50 ans, l’étude précise que pour les femmes ayant subi des variations de poids très importantes durant leur vie de jeune adulte, ou ayant un poids très faible, ont plus de chance d’être ménopausées avant 45 ans.

Cette conclusion a été apportée après l’analyse sur le long terme de 78 759 femmes âgées de 25 à 42 ans entre 1989 et 2011. Plusieurs notions ont été observées telles que l’indice de masse corporelle (IMC), les variations de poids, la répartition de ce même poids et l’âge auquel intervient la ménopause. De plus, des questionnaires soumis aux volontaires tous les deux ans ont permis de remettre à jour des données initiales relatives aux antécédents médicaux, à l’activité physique ou encore au tabagisme.

Durant le suivi de ces femmes, 2 804 d’entre elles ont été ménopausées précocement. Les spécialistes ont estimé que les femmes ayant un IMC inférieur à 18,5 (poids trop faible) avaient 30 % de risque en plus de voir apparaître la ménopause plus tôt que la moyenne. Passé l’âge de 35 ans, le risque est doublé pour un IMC identique (59 %).

Les chercheurs ont également observé qu’à l’opposé le surpoids semble plutôt repousser l’arrivée de la ménopause. En effet, les femmes ayant un IMC compris entre 25 et 29,9 ont jusqu’à 30 % de risque en moins de voir arriver une ménopause précoce que les femmes ayant un poids considéré comme normal.

En général, près de 10 % des femmes sont ménopausées précocement. Une situation inquiétante puisqu’elle serait potentiellement source de maladies cardiovasculaires, cognitives, d’ostéoporose ou encore d’une réduction de la durée de vie. Les mannequins défilant pour les grandes marques de mode, dont la silhouette alimente régulièrement un scandale de fond, sont le parfait exemple du poids à ne pas avoir. Cette étude confirme alors une nouvelle fois la nécessité d’en finir avec le culte de la maigreur.

Sources : RTBFLa Dépêche