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Quand 150 ours polaires s’attaquent à la carcasse d’une baleine

Crédits : Alexander Gruzdev/Wrangel Island State Nature Reserve

Au moins 150 ours polaires ont convergé il y a quelques jours sur la carcasse d’une baleine boréale échouée sur la côte nord sibérienne pour se nourrir de sa chair. Si l’événement n’est pas forcément rare, il est généralement rare que l’on puisse y assister. Cette fois-ci, il y avait un groupe de touristes à côté.

C’est un spectacle pour le moins impressionnant auquel ont pu assister un groupe de touristes venu explorer la côte nord-sibérienne avec l’agence Heritage Expeditions dirigée par le fondateur Rodney Russ. 150 ours polaires ont été surpris en train de se délecter de la carcasse d’une baleine boréale échouée depuis quelques jours. Certains allaient et venaient. Pendant un certain laps de temps, ils étaient jusqu’à 230.

« Des gens se pinçaient pour s’assurer que tout ça se passait réellement », témoigne Rodney Russ. La baleine boréale peut atteindre jusqu’à 18 mètres de long et peser plus de 90 tonnes. Il s’agit donc de beaucoup de nourriture pour des ours polaires visiblement affamés et attirés par l’odeur de la carcasse (les ours polaires peuvent respirer une odeur à plus de trente kilomètres de distance).

« Il y avait des ours mâles et femelles, certains avec de petits oursons de tous âges, dont deux femelles avec quatre petits », peut-on lire dans le communiqué de presse officiel.

Crédits : Alexander Gruzdev /Wrangel Island
Crédits : Alexander Gruzdev /Wrangel Island
Crédits : Alexander Gruzdev /Wrangel Island

Véritables symboles du réchauffement climatique, les ours polaires ne sont pas officiellement menacés, mais néanmoins considérés comme « vulnérables ». Selon la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature, les ours polaires compteraient aujourd’hui une population de 26 000 d’individus dans le monde, mais ce nombre continue de faiblir.

Les ours dépendent en effet de la glace de mer pour avoir accès à leurs proies, mais la fonte des glaces est beaucoup plus rapide que prévu par les modèles climatiques selon l’UICN. Les animaux sont ainsi forcés d’entrer en contact avec les humains et se soumettent à des comportements risqués et anormaux comme le cannibalisme.

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