in

Une vie insoupçonnée se cache-t-elle sous l’Antarctique ?

Crédits : Australian National University

Animaux, plantes… une vie insoupçonnée peut-elle se cacher dans les grottes sous-glaciaires de l’Antarctique ? Aujourd’hui (vendredi 8 septembre2017), des chercheurs ont annoncé que c’était possible. Creusées par la chaleur libérée des volcans, elles pourraient offrir un environnement idéal pour la biodiversité.

L’Antarctique, ce n’est pas qu’une vaste plaine d’un blanc immaculé parcourue par des vents violents. Un monde fascinant se cache en dessous de ces glaces. Des grottes creusées par la vapeur des volcans actifs situés plus bas pourraient accueillir des températures avoisinant les 25 degrés, selon les affirmations publiées le vendredi 8 septembre des chercheurs australiens qui ont mené leur étude autour du mont Erebus, un volcan actif sur l’île de Ross.

Publiée par le journal Polar Biology, l’étude met donc à jour l’existence d’un important réseau de grottes. Et dans ces grottes, « vous pourriez vous balader en t-shirt », explique Ceridwen Fraser, principale auteure de l’étude qui note que l’analyse d’échantillons de sol prélevé dans les grottes avait révélé « des traces intrigantes d’ADN provenant d’algues, de mousses et de petits animaux ». Si la plupart sont similaires à celles d’organismes vivants connus, « certaines séquences ADN n’ont pas pu être identifiées », a-t-elle dit.

Crédits : Australian National University

« Les résultats de cette étude nous donnent des perspectives alléchantes quant à ce qui pourrait vivre sous la glace de l’Antarctique. Il se pourrait même qu’il y ait de nouvelles espèces d’animaux et de plantes », poursuit la chercheuse. « La prochaine étape sera d’aller chercher pour voir si l’on peut trouver des populations vivant sous la glace de l’Antarctique. Nous ne savons que très peu de choses sur la vie dans ces systèmes de grottes sous-glaciaires qui pourraient abriter des communautés diverses et complexes. Le problème, c’est la complexité du terrain ».

Dans un entretien au Brisbane Times, Ceridwen Fraser avance plusieurs hypothèses pour expliquer la présence de traces ADN. « Il y a des vents forts en Antarctique, il est donc possible que de la matière morte ait été emportée dans les grottes et que nous la retrouvions dans nos analyses ou il pourrait également s’agir de matière vraiment vieille datant d’avant que ces zones soient recouvertes de glace. Toujours est-il que nos résultats mettent en évidence l’importance d’étudier ces réseaux plus en détail malgré les défis associés à une telle entreprise pour confirmer ou non la présence d’espèces vivantes ».

Source