in ,

L’histoire cachée derrière cet hippocampe agrippé à son coton-tige

Crédits : Justin Hofman/Wildlife Photographer of the Year

Le concours Wildlife Photographer of the Year (WPY) a dévoilé quelques photos finalistes de son édition 2017 dont les grands gagnants devraient être annoncés le 17 octobre prochain. Parmi elles, celle d’un hippocampe accroché à son coton-tige est en train de faire le tour du monde. Une image hautement symbolique.

Organisé par le Natural History Museum de Londres, le Wildlife Photographer of the Year (WPY), qui en est à sa 53e édition, fait partie des plus vieux et des plus distingués au monde. L’objectif est ici de récompenser chaque année les meilleures images révélant la nature sous des traits saisissants et rares. Cette année, une photo fait particulièrement parler d’elle. L’image puissante et poignante nous montre un petit cheval de mer fermement agrippé à un coton-tige rose dans les eaux indonésiennes. Le photographe, Justin Hofman, explique avoir capturé cette image l’an dernier au large de la côte de Sumbawa alors qu’il achevait une mission d’exploration. En observant la petite créature, Hofman a notamment déclaré que son « sang était bouillant ».

« Au départ, je n’étais pas là pour ça », dit-il. « J’étais donc très heureux de voir cet hippocampe, seul dans l’eau. Mais à mesure que la marée changeait, les algues et les débris commençaient à dériver vers le récif. (…) Les taches blanches que vous voyez en arrière plan ne sont en fait que des sacs plastiques. Je savais que je faisais face à une scène importante et qu’il fallait la photographier. C’était frustrant, sale et triste, mais il fallait la photographier. Cette belle et minuscule créature était si mignonne, c’est comme si j’avais été d’un coup ramené à la réalité. C’est une photo que j’aimerais ne jamais avoir prise, mais maintenant, je veux que tout le monde la voit« .

Le photographe a par ailleurs déclaré qu’il avait depuis reçu des messages de partout dans le monde. « Certains d’entre eux se sentent déchirés, certains se sentent frustrés », dit-il, ajoutant que « certains en Indonésie reconnaissaient qu’il y a un réel problème de pollution plastique dans la région ». L’Indonésie est en effet le deuxième producteur mondial de pollution marine avec ses 3,22 millions de tonnes métriques de débris plastiques déversées chaque année selon les données publiées en 2015 par Environmental Health Perspectives. Le pays a promis de réduire ces déchets de 70 % d’ici la fin de 2025, selon les Nations Unies.

Source