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Les grandes villes économiseraient un demi milliard de dollars par an en plantant plus d’arbres

Crédits : Max Pixel

Planter des arbres dans les grandes villes coûte de l’argent et est parfois un casse-tête au niveau de l’espace disponible. Cependant, une étude récente affirme que les mégapoles pourraient engranger de sérieux bénéfices en se dotant d’une quantité d’arbres plus importante.

Les villes de plus de dix millions d’habitants pourraient économiser en moyenne 500 millions de dollars chacune par an simplement en plantant plus d’arbres selon une étude du College of Environmental Science and Forestry de New York publiée dans la revue Ecological Modelling et à paraître le 24 septembre 2017.

L’étude portait sur l’impact financier des aménagements végétaux dans les dix plus grandes villes du monde que sont Pékin, Istanbul, Le Caire, Mexico, Los Angeles, Buenos Aires, Londres, Moscou, Tokyo et Bombay. Les recherches ont utilisé et adapté l’i-Tree, un modèle élaboré par l’USDA Forest Service, le Service des forêts des États-Unis. Le modèle i-Tree permet des évaluations portant sur les gains environnementaux et la valeur financière de la canopée urbaine en utilisant des photos aériennes. (GéoCarte définit le terme canopée urbaine comme une « Zone d’émission basse correspondant au canyon urbain limitée par la rue et par la géométrie des bâtiments. Cette couche participe également à l’ICU et à un ou plusieurs micro [s] climat [s] ».)

L’équipe menée par l’enseignant-chercheur Theodore Endreny a ensuite cherché une échelle à appliquer à l’ensemble des villes citées plus haut. Cette échelle a été pensée en intégrant des chiffres sur la réduction de la pollution par la présence végétale, le ruissellement des eaux de pluie ainsi que la quantité de CO2 retenue.

Chaque ville a fait l’objet d’une étude via 500 points choisis dans le tissu urbain de manière aléatoire, ces derniers ayant été classés selon leur potentiel de végétalisation. En règle générale, la canopée urbaine varie beaucoup d’une ville à l’autre. Citons par exemple Tokyo avec 20,9 % de sa surface, Moscou avec 36 % ou encore Le Caire avec seulement 8,1 %.

Les chercheurs sont arrivés à un constat assez étonnant puisque les dix villes les plus imposantes du monde pourraient économiser un demi-milliard de dollars chaque année en moyenne en plantant plus d’arbres. La réduction de la pollution de l’air serait la source d’économie la plus importante (482 millions), alors que les autres sources proviendraient de l’assainissement des eaux de pluie (11 millions), du stockage du CO2 (8 millions) ainsi que de l’économie d’énergie relative au chauffage et au refroidissement des bâtiments (500 000 dollars).

Sources : EurekAlertSiècle Digital