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De la poussière cosmique fossilisée vieille de 2,7 milliards d’années a été retrouvée

Crédits : Imperial College London

Des chercheurs de l’Imperial College de Londres rapportent la découverte de restes fossilisés de poussière cosmique dans les falaises blanches de Douvres, en Grande-Bretagne. De quoi nous en apprendre sur le passé de notre Système solaire.

La poussière cosmique est le bloc de construction microscopique essentiel des étoiles, des planètes et même de vous et moi. Elle est donc essentielle pour déterminer comment les premières galaxies se sont formées. En revanche, les poussières cosmiques sont de petite taille (de quelques nanomètres à 0,1 micron), d’où la difficulté de les détecter. Observée dans les galaxies lointaines, elle nous donne un aperçu des naissances et décès explosifs des premières étoiles de l’Univers. Ici sur Terre, elle peut nous en apprendre davantage sur l’histoire du Système solaire et notamment sur la teneur en eau des astéroïdes, ce qui explique l’importance de cette découverte publiée dans les Earth and Planetary Science Letters.

« Les emblématiques falaises blanches de Douvres sont une source importante de créatures fossilisées qui nous aident à déterminer les changements et les bouleversements opérés sur la planète il y a plusieurs millions d’années. Déceler de la poussière spatiale fossilisée à côté de ces créatures nous permet également de nous renseigner sur ce qui se passait dans notre Système solaire à l’époque », note Martin Suttle, principal auteur de l’étude. L’équipe, qui fait également le rapport dans une étude distincte publiée dans la revue Geology, tente aujourd’hui de déterminer si cette poussière cosmique datée d’environ 2,7 milliards d’années était riche en argile. Les argiles ne peuvent en effet se former que si de l’eau est présente, une méthode pour déterminer la teneur en argile pourrait permettre de déterminer la présence d’astéroïdes riches en eau dans notre Système solaire.

Crédits : Imperial College London

Pour le Dr Matt Genge, coauteur de l’étude, « les astéroïdes pourraient dans un avenir lointain fournir aux explorateurs de l’espace des moyens de subsister. Être capable de fournir de l’eau est vital, car elle peut être utilisée pour s’hydrater, pour fabriquer de l’oxygène et même du carburant pour alimenter les engins spatiaux. La pertinence de notre étude est que les particules de poussière cosmique qui atterrissent sur Terre pourraient finalement être utilisées pour pouvoir tracer ces astéroïdes riches en eau ». Pour ce faire, les chercheurs prévoient de comparer la façon dont la poussière cosmique et les astéroïdes reflètent le rayonnement infrarouge pour trouver des astéroïdes parents qui correspondent aux signatures infrarouges des particules de poussière.

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