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Archéologie : Une nouvelle cité de l’ère d’Alexandre le Grand aujourd’hui mise au jour !

Crédit : Istock

Alexandre le Grand, roi de Macédoine entre 336 et 323 av.J-C, fait partie de l’un des plus grands conquérants de l’Antiquité. Connu pour avoir marché sur l’Empire perse en onze ans, il laisse derrière lui de nombreux vestiges anciens. C’est en Irak que fut récemment retrouvée sous les sables une ancienne cité marquée par l’hégémonie de l’ère macédonienne.

La ville aurait été une étape dans la grande traversée des troupes d’Alexandre le Grand vers l’Iran. Située près de Qalatga Darband, dans la province de Sulaimaniya du Kurdistan Irakien, la cité était le lieu d’un commerce florissant. D’après l’archéologue John MacGinnis du British Museum, vin et nourriture coulaient à flots pour ravitailler les soldats macédoniens.
La découverte de cette cité fut tout d’abord empêchée à cause de nombreux conflits armés, mais fut justement rendue possible grâce à des clichés pris dans les années 60 par le programme américain d’espionnage Corona lancé en pleine guerre froide. C’est par la révélation de ces clichés satellites dans les années 1990 que les archéologues ont pu identifier les courbes d’une possible cité ancienne.

Crédits : British museum

Avant d’être découverte, la ville était recouverte de champs agricoles. Or, la présence de fortifications cachées rendait la culture d’orge et de blé très difficile, laissant apparaître des différences de couleurs sur les cultures. Des investigations plus poussées ont permis d’identifier d’anciennes fondations, ainsi que la présence de presses en pierre servant probablement à la production de vin ou d’huile. Les archéologues découvrirent des toits en tuile, mais aussi de nombreuses statues à l’effigie de la divinité Perséphone, reine des morts, et d’Adonis, amant humain de la divinité Aphrodite. Ces dernières dateraient de 1 à 2 siècles av. J.-C..

D’autres reliques représentant Orodès II, roi de l’Empire de Parthe, empire iranien situé dans la Perse antique, furent également retrouvées. Ce dernier, ayant régné entre 57 et 37  av. J.-C., permet d’apporter la preuve que la ville était toujours en activité, bien après l’ère d’Alexandre le Grand.

L’équipe archéologique du British Museum est une équipe de chercheurs offrant des formations aux scientifiques irakiens afin qu’ils puissent identifier et préserver les trésors archéologiques de leur pays. Face à la montée de l’État islamique, la protection de l’héritage d’un temps passé est aujourd’hui primordiale.

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