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Après Cassini, les regards se tournent vers les lunes glacées de Jupiter

Crédits : Nasa

Le 15 septembre dernier, Cassini se désintégrait dans l’atmosphère de Saturne en prenant soin d’éviter de contaminer ses deux lunes les plus prometteuses que sont Encelade et Titan. Si la mission est un succès, les regards se tournent aujourd’hui sur Jupiter et plus particulièrement sur deux de ses lunes : Europe et Ganymède.

La mission Cassini fut un succès en caractérisant notamment la possible habitabilité des deux lunes de Saturne, Encelade et Titan. Si ces deux mondes sont prometteurs, se rendre à nouveau sur place et déployer de nouveaux moyens n’est pour le moment pas prévu. Les missions Juice et Europa Clipper attirent par contre toute notre attention. Les agences spatiales vont en effet se focaliser sur les lunes glacées de Jupiter. Certaines, comme Europe et Ganymède (deux des quatre satellites galiléens), abriteraient également un océan souterrain. Les scientifiques souhaitent aussi savoir si ces deux mondes sont habitables, voire habités.

Pour tenter de répondre à ces questions, plusieurs missions sont imaginées. L’Agence spatiale européenne développe Juice, une sonde qui doit aller étudier Callisto et Europe avant de terminer sa mission autour de Ganymède. Son lancement est prévu en 2022 et la sonde devrait atteindre Jupiter en 2030. De son côté, la NASA devrait se concentrer sur Europe. Le lancement de la sonde Europa Clipper (à destination d’Europe donc) est prévu pour 2020. Grâce aux ondes magnétiques d’Europe, les chercheurs sont en effet en mesure de supposer que sous la gigantesque couche de glace qui le recouvre se trouve un océan d’eau salée et liquide. Europe serait donc l’endroit le plus probable où la vie pourrait se former. Les quantités d’hydrogène et d’oxygène seraient comparables en proportion à celles de la Terre et la chaleur également présente est l’ingrédient de plus pour favoriser de nouvelles formes de vie.

En mai dernier, une étude menée par l’Agence spatiale américaine parue dans la revue scientifique Geophysical Research Letters semblait en effet confirmer les hypothèses optimistes : « Le cycle de l’oxygène et de l’hydrogène constitue un moteur important de la chimie des océans d’Europe et donc de la vie qui pourrait y exister, exactement comme sur Terre », estimait Steve Vance du Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la NASA, le principal auteur de cette étude. Il faudra néanmoins attendre plusieurs dizaines d’années avant que les astronomes ne puissent confirmer si Europe abrite la vie ou pas.

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