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Une plante datant de l’époque des dinosaures redécouverte aux États-Unis

Crédits : Paul Skawinski, University of Wisconsin Extension

Les dinosaures ont peut-être disparu pour toujours, mais certaines plantes qu’ils piétinaient sont encore présentes parmi nous. Cette nouvelle découverte aux États-Unis l’atteste.

On la pensait disparue du continent américain il y a des millions d’années, mais il semblerait que Lychnothamnus barbatus fasse quelques heures supplémentaires. Originaire d’autres régions du monde comme l’Europe et l’Australie où l’on en trouve encore des traces, cette algue, qui fournit de la nourriture et des habitats pour les poissons et autres organismes aquatiques, aurait donc également prospéré aux États-Unis depuis des dizaines de millions d’années.

L’algue préhistorique fut retrouvée dans seize lacs du Wisconsin et du Minnesota entre 2012 et 2016. Tombés dessus, les chercheurs de la Drexel University de Philadelphie ont immédiatement su qu’il s’agissait de quelque chose d’inhabituel. « Nous savions que nous pourrions avoir affaire à quelque chose de précédemment considéré comme éteint parce que cette plante était clairement différente de toute autre espèce vue en Amérique du Nord », explique Richard McCourt, principal auteur de cette étude. « Nous devions l’examiner de près pour confirmer son identité et extraire son ADN pour le confirmer ».

Effectivement, des analyses ADN ont par la suite confirmé qu’il s’agissait bien de Lychnothamnus barbatus. Les dernières traces de cette plante avaient précédemment été identifiées en Argentine. Datant du Crétacé, elles avaient été retrouvées aux côtés d’un fossile de T-Rex. Cette redécouverte interpelle par ailleurs la communauté scientifique qui soumet deux hypothèses pouvant expliquer sa présence dans ces contrées. La première consiste à dire que cette dernière aurait été accidentellement introduite en Amérique du Nord et dans le Midwest par des navires naviguant sur l’eau de ballast, tandis que la seconde revient à dire qu’elle n’aurait finalement jamais disparu.

Alors, espèce invasive ou ténacité extrême ? Pour l’heure, les chercheurs n’en ont pas la moindre idée. Si c’est effectivement le cas, comment aurait-on pu passer à côté ? « Si cela est passé inaperçu, c’est probablement dû au fait qu’une grande partie de ce qui se passe au fond des lacs et des cours d’eau n’a pas été soigneusement examinée, malgré des siècles de collectes », explique le chercheur. « Nous avons besoin de plus de pieds et de mains dans l’eau ».

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