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Une étude l’affirme, le « racisme » n’est pas inné !

Crédits : Pixabay

Une étude canadienne réalisée sur plusieurs centaines de bébés stipule que ces derniers ne sont pas contre le fait de côtoyer des locuteurs d’une autre langue que leurs parents bien que leur préférence aille dans ce sens. Le but était de démontrer que la haine d’autres groupes que le sien n’est pas quelque chose d’inné.

L’étude en question a été menée par des chercheurs en psychologie de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) et publiée le 13 juillet dans la revue Developmental Science. Ces recherches ont porté sur le comportement de 456 enfants âgés de 6 à 8 mois. Auteur principale de l’étude, Anthea Pun estime que « les enfants peuvent déjà distinguer leur langue maternelle des autres langues. »

Les relations conflictuelles entre les différentes cultures et les discriminations qui perdurent ont donné l’idée aux chercheurs canadiens d’effectuer ces travaux et prouver ce qui pouvait déjà paraitre comme évident : les enfants, de par leur innocence, ne sont pas capable de racisme, autrement dit, que cette notion n’est pas innée chez nous autres êtres humains.

Les chercheurs ont passé aux enfants des vidéos montrant des marionnettes ayant un comportement social puis un comportement opposé, soit antisocial. La première fût en français, une langue totalement étrangère pour eux et la seconde était en anglais, leur langue maternelle. Selon Anthea Pun, les bébés s’attendent à ce que les personnes parlant la langue que leurs parents adoptent une attitude positive et semblent surpris lorsque cela n’est pas le cas.

« Les bébés ne démontrent pas d’attentes de comportement pour les gens qui parlent une langue différente » poursuit la chercheuse.

Les recherches de l’UCB sont encore incomplètes et nécessitent un approfondissement. Anthea Pun a noté qu’en arrivant vers l’âge de trois ans, certains enfants développent une aversion pouvant aller jusqu’à la répulsion envers les personnes parlant une autre langue que la leur. Les raisons conduisant à ce fait sont encore à déterminer, selon la chercheuse qui en revanche, soutient farouchement que la haine envers des locuteurs utilisant un autre lagunage n’est pas quelque chose présent dès la naissance.

Sources : ICI Radio CanadaMedical Xpress