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Des mantes religieuses observées en train de tuer des oiseaux pour leurs manger le cerveau

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Une étude menée par des zoologistes constate que les mantes religieuses n’hésitent pas à tuer des oiseaux pour ensuite leur dévorer le cerveau, et ce, partout dans le monde.

La mante religieuse n’est pas un membre apparemment bénin et honnête du royaume des insectes. Elle ne mange pas que des insectes, des araignées ou ses propres mâles, sans parler des grenouilles, lézards ou autres salamandres. Non, les mantes religieuses n’hésitent pas non plus à s’attaquer aux oiseaux pour leur dévorer le cerveau. Et généralement, ce sont les colibris qui trinquent. C’est en tout cas ce que révèle une étude publiée dans la revue The Wilson Journal of Ornithology.

Chercheurs suisses et américains rapportent en effet avoir observé pas moins de douze espèces issues de neuf genres de mantes religieuses en train de dévorer des oiseaux, et ce, dans 13 pays sur tous les continents, États-Unis en tête (plus de 70 % des 147 cas documentés signalés depuis la première instance documentée en 1864). Les proies sont issues de 24 espèces d’oiseaux. Martin Nyffeler de l’Université de Bâle, en Suisse, et principal auteur de cette étude estime qu’il s’agit là d’une « découverte spectaculaire ». Les colibris à gorge rubis semblent particulièrement visés selon l’étude qui « révèle la grande menace que représentent les mantes religieuses pour la survie de certaines espèces d’oiseaux », souligne Martin Nyffeler.

Le mode opératoire est assez barbare, d’autant que les mantes religieuses sont connues pour consommer parfois leurs proies alors qu’elles sont encore vivantes. La mante semble se rapprocher de sa proie, souvent perchée la tête en bas (sur un fil à linge, par exemple). Elle s’agrippe ensuite à l’oiseau avant d’entrer dans la cavité crânienne par l’un des yeux, se nourrissant ainsi des tissus du cerveau. L’attaque est ici rendue possible par ses puissantes pattes frontales parfois comparées à des avant-bras.

Le nombre de cas documentés semble infime comparé à la population mondiale de colibris et les chercheurs jugent le phénomène « intéressant, mais pas préoccupant pour la conservation ». Ils appellent néanmoins à la prudence en matière de lâchage de mantes religieuses visant à combattre les insectes nuisibles. Il y a plusieurs décennies, un type non indigène de mantes religieuses avait en effet été importé aux États-Unis pour se débarrasser de ces insectes.

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