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Dormir sur ses deux oreilles, est-ce possible ?

Crédits : Pixabay

La réponse à cette question dépend totalement de la phase de sommeil dans laquelle nous nous trouvons. Le cycle du sommeil est en effet particulièrement complexe et comporte une exception qui ne permet pas d’entendre ce qui se passe autour de nous durant la nuit.

Vous dormez avec une personne qui ronfle terriblement, mais vous n’êtes pas dérangé et poursuivez votre nuit sans encombre. En effet, vous dormez sur vos deux oreilles comme si vous étiez sourd, plongé dans le premier cycle de sommeil, plus précisément dans le sommeil lent et profond (stade 4). Ce n’est d’ailleurs qu’à ce stade que les bruits venant de l’extérieur ne peuvent pas vous parvenir et vous sortir de votre sommeil.

L’information auditive est presque bloquée par une capacité réduite des neurones à être sollicités à 100 %. Ainsi, lorsque des bruits parviennent jusqu’à nos oreilles, des messages nerveux arrivent bien jusqu’au cerveau, mais ne sont pas capables de réveiller notre conscience. Cette même information pourra tout de même être traitée en fonction de sa nature, c’est pour cette raison qu’il est possible de réagir à la mention de notre prénom ou lorsque notre enfant en bas âge pleure durant la nuit.

« Le dormeur est isolé du monde extérieur par le sommeil. Il est difficile de le réveiller durant cette phase. C’est le moment du cycle où l’on récupère de la fatigue physique accumulée. Il s’agit d’une phase très importante, car tout l’organisme est au repos et récupère. Le cerveau émet des ondes lentes et amples. Il représente environ 20 % du sommeil total », peut-on lire à propos du sommeil lent profond sur le site officiel du Centre du Sommeil CENAS basé à Genève (Suisse).

Mais d’où vient l’expression « dormir sur ses deux oreilles » ? Nous l’ignorons, mais l’image est pertinente, car il est vraiment question de dormir au point d’être presque sourd lors du fameux stade 4 !

Sources : Science & VieCENAS