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La SNCF veut rendre ses trains autonomes d’ici 5 ans

Crédits : Wikimedia Commons

Après avoir fêté ses 80 ans, la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) sera bientôt concurrencée par d’autres sociétés sur le marché français et désire changer de peau avec ce projet.

À partir du mois de décembre 2020, la SNCF entrera en concurrence avec d’autres compagnies sur les lignes TGV et Intercités et au niveau des lignes régionales au plus tard en décembre 2023. Ainsi, la SNCF travaille actuellement à rendre ses trains autonomes pour les prochaines années selon une annonce faite le 14 juin 2017.

Selon Mathieu Chabanel, directeur général adjoint de SNCF Réseau, la conduite entièrement automatisée « n’existe pas dans le mode ferroviaire ». La technologie est particulièrement difficile à mettre en place puisque contrairement aux métros automatisés, les trains circulent sur des voies non fermées. Le danger se trouve du côté de possibles intrusions dans le réseau et du freinage particulièrement sensible lorsque la météo s’en mêle.

Des expérimentations devraient avoir lieu dés 2019 et la SNCF va tenter de s’approcher un maximum de l’autonomie pour ses trains en aménageant tout d’abord un train de fret télécommandé, donc dépourvu de conducteur au commandes. En 2021, la SNCF prévoit de rendre les manœuvres des trains de fret et autres TER automatiques vers et en provenance des centres de maintenance, ces derniers étant reliés par des voies semi-fermées.

« Si on arrive à avoir un certain nombre d’automatismes, on peut gagner beaucoup en efficacité et en fiabilité », indique Alain Krakovitch, directeur général de SNCF Transilien.

Dès 2022, tout pourrait alors s’accélérer avec le prolongement du RER E, un dispositif semi-autonome qui reliera Nanterre et l’arrêt Rosa-Parks, dans le 19e arrondissement de la capitale. Selon Alain Krakovitch, il s’agira du « premier système autorisé à faire de l’automatisme sur le réseau ferré national ». Ainsi, l’automate nommé Nexteo gérera les accélérations et les freinages pendant que le conducteur fermera les portes et s’occupera des éventuels aléas.

Ce changement de fonctionnement permettra un passage de train toutes les 108 secondes contre 180 auparavant. Dès 2023, des TGV autonomes seront donc sûrement mis en place, mais dans lesquels le conducteur se trouvera comme expliqué plus haut. La SNCF prévoit par exemple une augmentation de 25 % du nombre de trains sur la ligne Paris — Lyon.

Sources : Huffington PostFrance Info