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Réchauffement climatique : le Vanuatu, pays le plus dangereux au monde

Crédit : Greenpeace

Cet archipel du Pacifique composé de 83 îles serait le pays le plus dangereux du monde à cause de son volcanisme, mais surtout au niveau des cyclones et de la montée des eaux, deux phénomènes amplifiés par le réchauffement climatique.

Au mois de mai 2017, le volcan Yasur a été placé en alerte de niveau 2 par le Vanuatu Meteorology and Geohazards Department. Le volcanisme est très important sur cet archipel situé à plus de 500 kilomètres au nord-est de la Nouvelle-Calédonie, mais le changement climatique est davantage source d’inquiétude.

« Stockez de la nourriture et des boissons pour deux jours et ne sortez pas de votre chambre. Si les murs commencent à se fissurer, accrochez-vous aux canalisations. Rapprochez-vous de votre consulat », peut-on lire dans une publication de Greenpeace concernant la situation au Vanuatu.

Ces mots ont été écrits sur un message que les membres de Greenpeace Espagne ont retrouvé dans leur chambre d’hôtel au Vanuatu il y a quelques semaines. Les militants s’étaient rendus sur l’archipel afin de rencontrer les habitants en proie au réchauffement climatique.

« Les cyclones sont chaque fois plus intenses et se produisent de plus en plus souvent hors de la période habituelle »,
indiquait un représentant du ministère des Changements climatiques du Vanuatu à Greenpeace à la veille de l’arrivée de la tempête Donna au début du mois de mai 2017.

Le Vanuatu s’est doté d’un ministère des Changements climatiques pour tenter de répondre aux problèmes incarnés par la montée des océans et l’érosion des littoraux, que l’on impute directement au réchauffement climatique. Les services météorologiques de l’archipel estiment que depuis 1993, le niveau de la mer a augmenté de 11 cm, soit deux fois plus que la moyenne mondiale.

Par exemple, il y a quelques années, dans le village de Takara, certains quartiers directement les pieds dans l’eau ont dû être déplacés à l’intérieur des terres. Au fur et à mesure que le temps passe, les habitations sont parfois déplacées plusieurs fois et la question de l’espace protégé disponible se pose. Par ailleurs, tout cela est fortement compliqué par l’activité volcanique omniprésente et la relocalisation des habitants sera de plus en plus problématique à l’avenir.

Malgré l’établissement d’un classement en 2006 dans lequel le Vanuatu était une destination où les habitants étaient parmi les plus heureux, il s’avère que depuis 2015, il s’agit du pays le plus exposé aux catastrophes naturelles dans le monde. Cette affirmation est issue d’études annuelles de l’agence onusienne World Risk Report.

« Ici, tout est imprégné par le changement climatique : l’économie, l’éducation, la santé. À l’école, le changement climatique est une matière à part entière qu’on enseigne aux enfants. Toute notre vie est affectée. Nous n’avons pas d’autre choix que d’apprendre à vivre avec ces impacts », explique Jeannette Leimala Raupepe, militante pour une association aidant les habitants à s’adapter aux effets du réchauffement climatique.

Sources : GreenpeaceLes Nouvelles Calédoniennes