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Les sept exoplanètes les plus extrêmes jamais découvertes

Montage Sciencepost / Crédits : iStock; Pixabay

Des chercheurs annonçaient il y a quelques jours avoir découvert la planète la plus chaude connue à ce jour avec une température de surface supérieure à certaines étoiles. Alors que la chasse aux mondes potentiels à l’extérieur de notre propre système solaire se poursuit, voici un petit tour d’horizon des exoplanètes les plus extrêmes jamais découvertes.

La plus chaude

Crédits : Robert Hurt / NASA/JPL-Caltech

Comme dit plus haut, une équipe de chercheurs annonçait il y a peu la découverte de l’exoplanète la plus chaude connue à ce jour à 650 années-lumière de la Terre dans la constellation du Cygne avec une température du jour culminant à plus de 4 300 degrés. Par comparaison, sur Mercure qui est la planète la plus proche du soleil dans notre système à une distance moyenne de 57 910 000 km, les températures atteignent environ 430 °C, tandis que le soleil a une température de surface de 5 500 °C. L’exoplanète KELT-9b orbite quant à elle autour d’une étoile jeune 2,5 fois plus massive que le soleil dont les températures de surface avoisinent les 10 000 °C. KELT-9b est en revanche beaucoup plus proche de son étoile hôte que Mercure du soleil.

La plus froide

Crédits : Wikimedia Commons/ESO

Avec une température de seulement cinquante degrés au-dessus du zéro absolu, soit -223 °C, l’exomonde OGLE-2005-BLG-390Lb, surnommée Hoth en référence à la planète de Star Wars, obtient le titre de la planète la plus froide connue à ce jour. Avec une masse d’environ 5,5 fois celle de la Terre, il est probable que cette planète soit elle aussi rocheuse. En revanche, la vie y est impossible. Vous la retrouverez à environ 21 500 années-lumière de la Terre dans la direction de la constellation zodiacale du Scorpion. Bien que peu éloignée de son étoile hôte sur une orbite qui la mettrait quelque part entre Mars et Jupiter dans notre système solaire, cette exoplanète reste « fraîche » du fait que son étoile hôte est une étoile de type naine rouge (des étoiles peu massives et de températures peu élevées).

La plus massive

Si une planète peut être aussi chaude qu’une étoile, qu’est-ce qui différencie les planètes des étoiles ? La masse, entre autres. Les étoiles sont tellement plus massives que les planètes qu’elles ont en leur cœur des processus de fusion en raison des énormes forces de gravité qui opèrent dans leurs noyaux. Dans la classe en dessous, vous avez les naines brunes, ces étoiles dites « ratées » qui sont assez massives pour démarrer des processus de fusion, mais pas assez pour les soutenir. L’exoplanète au nom imprononçable DENIS-P J082303.1-491201 b, alias 2MASS J08230313-4912012 b, se situe quant à elle juste en dessous de la limite avec une masse estimée à environ 28,5 fois la masse de Jupiter, ce qui en fait la planète la plus massive listée dans les archives d’exoplanètes de la NASA. Cette exoplanète est tellement massive qu’il a longtemps été débattu de savoir s’il s’agissait réellement d’une planète ou si elle devait être classée comme une étoile de type naine brune. Ironiquement, son étoile hôte en est une, de naine brune, bien confirmée cette fois-ci.

La plus petite

Crédits : Wikimedia Commons/NASA/Ames/JPL-Caltech

Juste un peu plus grande que notre lune et plus petite que Mercure, Kepler-37b est la plus petite exoplanète jamais découverte à ce jour. C’est un monde rocheux plus proche de son étoile hôte que Mercure du soleil. Cela signifie que la planète est trop chaude pour supporter l’eau liquide et donc la vie sur sa surface. Vous la retrouverez à environ 215 années-lumière de la Terre dans la constellation de la Lyre.

La plus vieille

Crédits : Wikimedia Commons/NASA and G. Bacon (STScI)

La prénommée PSR B1620-26 b, une géante de gaz 2,5 fois plus massive que Jupiter, est âgée de 12,7 milliards d’années. C’est donc à ce jour la plus ancienne planète connue (la Terre est âgée d’environ 4,5 milliards d’années). Rappelons que notre Univers n’est âgé que de 13,8 milliards d’années. PSR B1620-26 b fait partie d’un système binaire avec deux étoiles hôtes tournant l’une autour de l’autre (une étoile à neutrons et une naine blanche). La planète s’étant formée si tôt dans l’histoire de l’univers, elle n’a en revanche probablement pas assez d’éléments lourds tels que le carbone et l’oxygène (qui se sont formés plus tard) nécessaires à la vie pour évoluer. Vous la retrouverez à 12 400 années-lumière de la Terre dans l’amas globulaire M4 de la constellation du Scorpion.

La plus jeune

Le système planétaire V830 Tauri n’a que deux millions d’années. L’étoile hôte a la même masse que notre soleil pour deux fois son rayon, ce qui signifie qu’elle n’a pas encore complètement contracté sa forme définitive. La planète, un géant gazier de trois quarts la masse de Jupiter, est également probablement en pleine croissance, rapatriant un maximum de petits corps planétaires passant un peu trop près. Vous la retrouverez à environ 427 années-lumière du Soleil dans la direction de la constellation zodiacale du Taureau.

La pire

Crédits : Pixabay/WikiImages

Parce que les exoplanètes sont trop éloignées pour que nous puissions directement observer les conditions météorologiques en cours, nous revenons exceptionnellement vers notre système solaire direction Vénus, une planète de taille terrestre entourée de nuages ​​d’acide sulfurique. Sur Vénus, les vents peuvent atteindre les 360 ​​km/h. Son atmosphère est presque cent fois plus dense que celle de la Terre et est composée à plus de 95 % de dioxyde de carbone. L’effet de serre qui en résulte crée des températures infernales d’au moins 462 °C en surface. Bref, l’enfer.

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