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San Francisco : Ce projet de tour de 3 km de haut ne verra sans doute jamais le jour

(Crédit image : Tsui Design)

Ce projet pharaonique proposé il y a plus d’une quinzaine d’années relève de l’impossible et ne sera jamais construit. Pourtant, ce gratte-ciel improbable était censé abriter un million de personnes et devait mesurer plus de trois kilomètres de hauteur !

L’Ultima Tower de San Francisco fait partie des projets de gratte-ciel qualifiés de « super grands » et hypothétiques, c’est-à-dire qui ne seront sûrement jamais édifiés. Imaginé par l’architecte américain Eugene Tsui, l’Ultima Tower (3218 m) est du même acabit que la Dubai City Tower (2400 m) ou encore la X-Seed 4000 (4000 m), un projet japonais.

En forme de cône de glace inversé, l’Ultima Tower a été pensée pour accueillir un million d’habitants dans 140 km² d’espace intérieur. Le diamètre de la tour mesure 1 828 mètres, témoignant d’un gigantisme loin des actuelles constructions et même du Burj Khalifa, l’actuel plus haut gratte-ciel du monde depuis 2009.

(Crédit image : Tsui Design)

Outre sa démesure, ce concept était particulièrement intéressant, car celui-ci prévoyait d’utiliser la différence de pression atmosphérique entre le bas et le haut de la tour afin de générer de l’électricité. Il s’agissait également de concevoir un mini-écosystème destiné aux habitants et de répondre aux problématiques de surpopulation d’une manière plus générale. Le projet montre que certaines questions pertinentes actuellement étaient déjà posées en 1991 !

Les gratte-ciel dont la hauteur dépasse le kilomètre sont pour l’instant une utopie d’ici la finalisation de la Jeddah Tower qui devrait atteindre 1001 mètres. Le coût de telles constructions est pharaonique comme en témoigne celui du Burj Khalifa (1,5 milliard de dollars). Difficile d’imaginer des sommes quatre à cinq fois plus importantes pour un seul bâtiment.

(Crédit image : Tsui Design)

Il faut également savoir qu’au-dessus de 500 mètres de hauteur, les gratte-ciel subissent de très fortes rafales de vent qui pourraient faire écrouler l’édifice. Selon Jean Mas, architecte à l’agence A234, « les gratte-ciel actuels sont calqués sur le même modèle que celui proposé par l’architecte américain Frank Lloyd Wright, en 1956 : un immeuble en pointe ». Les ascenseurs sont également un incroyable défi puisqu’il s’agit de déplacer des personnes le plus rapidement possible sur des distances importantes.

De plus, lorsque l’on parle de villes-buildings, censées abriter une population digne d’une grande ville, de nombreuses questions logistiques se posent. L’Ultima Tower n’entre plus dans la catégorie des tours de bureau puisqu’il s’agit de faire vivre en permanence un million de personnes dans un écosystème dédié. Utopie, quand tu nous tiens.

Sources : City LabLe ParisienTsui Design