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Une nouvelle étude montre que l’atmosphère de Proxima b serait similaire à celle de la Terre

Crédits : Wikimedia Commons

D’après les nouveaux modèles établis par la communauté scientifique, il serait possible qu’une exoplanète voisine de notre système solaire puisse être propice à la vie, voire habitable. Orbitant autour de l’étoile Proxima du Centaure (astre le plus proche du système solaire), l’exoplanète Proxima b a été l’objet de nombreuses recherches et études depuis sa découverte en août 2016.

On n’a pas encore beaucoup d’informations sur cette exoplanète si ce n’est la distance nous séparant d’elle (4,243 années-lumière), sa masse (1,3 fois celle de la Terre), sa période orbitale (11,186 jours pour faire le tour de Proxima Centuri), sa luminosité (1/600 fois celle du soleil) et le fait qu’elle se situe dans la zone habitable de Proxima Centuri. Ces différentes conditions physiques permettent de prédire que l’exoplanète pourrait contenir une atmosphère particulière, parmi toutes celles théoriquement plausibles. Avec de telles conditions, il serait possible que Proxima b puisse alors abriter de l’eau d’après une étude publiée par Astronomy & Astrophysics.

Pour en apprendre plus sur les conditions atmosphériques de Proxima b, un modèle de prévision numérique du temps terrestre, le Unified Model développé par le service national de météorologie britannique Met Office, a été appliqué sur Proxima b. Cette manipulation a pour but de comparer les conditions météorologiques entre la Terre et Proxima b et d’en tirer des similitudes ou des différences. Les résultats montrent que nous ne savons pas encore tout à fait de quoi est constituée l’atmosphère de l’exoplanète, mais l’hypothèse la plus plausible pour les chercheurs est que Proxima b ait une atmosphère semblable à celle de la Terre, voire plus simple. Elle serait constituée majoritairement d’azote avec une légère présence de dioxyde de carbone.

Crédits : Wikimedia Commons

D’autres recherches ont été réalisées sur l’orbite de Proxima b avec des modélisations la rendant plus elliptique (excentricité comprise entre 0 et 1) et baissant leur magnitude apparente (mesure du rayonnement électromagnétique de l’étoile depuis la Terre). Des analyses sur le probable verrouillage gravitationnel (rotation d’un satellite montrant toujours la même face comme la Lune autour de la Terre) de Proxima b à Proxima Centuri ont été effectués où on lui faisait faire 3 tours toutes les 2 orbites.

Toutes ces études permettent d’ajouter des éléments de réponse pour cette fameuse question : Proxima B abriterait-elle de l’eau et en conséquence de la vie ? Les recherches ne sont pas terminées et les scientifiques formulent de nouveaux tests numériques et des calculs afin d’en apprendre plus sur cette hypothétique nouvelle planète vivable.