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La NASA détecte une « barrière » artificielle entourant la terre

Capture vidéo

Les sondes spatiales de la NASA ont détecté une « barrière » artificielle entourant notre planète. Composée d’ondes radio à très basse fréquence qui ont fuité dans l’espace, cette « ceinture » artificielle repousse la ceinture Van Allen, jouant ainsi en notre faveur.

L’Homme est un architecte pour le meilleur et pour le pire. Prenez l’Anthropocène, par exemple, qui caractérise l’époque de l’histoire de la Terre qui a débuté lorsque les activités humaines ont eu un impact global significatif sur l’écosystème terrestre. Cette époque qui suit la courbe logique de l’évolution a eu et continue d’avoir un impact négatif sur la structure même de notre planète. Il semblerait pourtant que nos activités ne se contentent pas d’influer sur la Terre seule, nous modifions l’espace proche également. Mais la bonne nouvelle est que contrairement à notre influence sur la planète, celle-ci jouerait en notre faveur.

En 2012, la NASA lançait une mission dans le but d’analyser l’influence du Soleil sur la Terre et l’environnement spatial proche de la Terre en étudiant l’évolution des ceintures de radiation qui entourent la Terre. Deux sondes furent alors envoyées pour enquêter d’une part sur la ceinture interne qui s’étend d’environ 640 à 9 600 km au-dessus de la surface de la Terre et d’autre part la ceinture extérieure qui s’étend de 13 500 à 58 000 km au-dessus de la surface. Mais récemment, les sondes Van Allen ont détecté quelque chose d’étrange alors qu’elles surveillaient l’activité des particules chargées capturées dans le champ magnétique de la Terre.

En enquêtant, les chercheurs se sont en effet rendu compte qu’une sorte de « barrière » ou « ceinture » artificielle avait maintenu à distance ces particules chargées dangereuses pour notre planète, mais aussi que cette « barrière » avait repoussé activement les ceintures Van Allen de la Terre au cours des dernières décennies. Les limites inférieures des flux de rayonnement sont en fait plus éloignées que dans les années 1960.

Cette « barrière » est dite artificielle, puisqu’elle résulte de nos activités. Elle est composée d’ondes radio à très basse fréquence, en d’autres termes, nous avons maintenant une météo spatiale anthropique (ou humaine) grâce à ces ondes. Bien qu’on ne les utilise pas dans notre vie quotidienne, elles sont revanche utilisées dans de nombreuses opérations d’ingénierie, scientifiques et militaires. Avec des fréquences comprises entre 3 et 30 kilohertz, elles sont en effet parfaites pour diffuser des messages codés sur de longues distances ou en profondeur sous l’eau. Ces signaux n’ont jamais été destinés à être diffusés ailleurs que sur Terre, mais certaines ondes ont visiblement « fuité » dans l’espace et se sont attardées assez longtemps pour former une bulle de protection géante. Selon les mesures faites par les sondes, les limites extérieures de cette « bulle » artificielle correspondent de manière très précise aux bords intérieurs de la ceinture Van Allen.

Alors que notre bulle de protection est probablement la meilleure influence de l’Homme sur l’espace entourant notre planète, ce n’est certainement pas la seule. Nous avons en effet laissé notre empreinte depuis le 19e siècle et en particulier au cours des cinquante dernières années avec les premiers essais nucléaires. Ces explosions ont créé des ceintures de rayonnement artificiel qui ont entraîné des dommages majeurs à plusieurs satellites. D’autres impacts anthropiques sur l’environnement spatial comprennent les expériences de rejet chimique ou le chauffage des ondes à haute fréquence de l’ionosphère.

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