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À l’aide d’une méthode révolutionnaire, des chercheurs ont éliminé le virus du Sida chez la souris !

Crédits : iStock

Une équipe de chercheurs de l’Université de Temple et de l’Université de Pittsburgh a récemment fait appel à la technologie d’édition de gènes révolutionnaire, CRISPR / Cas9, pour éliminer l’ADN du VIH-1 des génomes des cellules T de souris. Une avancée jugée « importante » avant de futurs essais cliniques chez l’homme.

CRISPR est une biotechnologie capable de manipuler un gène pour le renforcer, ou lui retirer tous ses défauts. Aujourd’hui, il serait donc possible de stopper la reproduction du virus HIV-1, mais également d’éliminer le virus des cellules infectées d’un animal. Ici, l’étude menée par que les chercheurs démontre que la reproduction du VIH-1 peut être stoppée et le virus éliminé des cellules infectées chez des souris à deux stades de la maladie.

« Une étude similaire avait déjà été menée, mais notre nouvelle étude est plus compréhensive« , explique Wenhui Hu, co-auteur de l’étude. « Nous avons confirmé les données de nos précédents travaux et avons amélioré l’efficacité de notre stratégie d’édition de gène. Cette stratégie est efficace sur deux nouvelles versions de souris, l’une ayant une infection aiguë dans ses cellules de souris et l’autre une infection chronique ou latente dans des cellules humaines« .

Crédits : iStock

Le principe fait ici appel aux « ciseaux génétiques », une méthode révolutionnaire qui permet de « couper » à des endroits précis l’ADN de n’importe quelle espèce. Sa découverte permet de aujourd’hui de nouveaux médicaments, en particulier pour les patients souffrant de maladies génétiques. Pour cette étude, les fragments d’ADN du virus ont été coupés avec succès après un seul traitement de CRISPR/Cas9. La technique serait donc capable de débusquer les virus dissimulés dans les organes et les tissus. Les résultats sont ici très prometteurs, et cette nouvelle technique pourrait bientôt pouvoir contrer la capacité du virus à résister aux antirétroviraux et à se cacher dans des cellules.

Comme le précise le médecin dans son compte-rendu, la prochaine étape « serait de répéter l’étude sur des primates. Un animal plus adapté où les infections VIH impliquent des maladies, dans le but de démontrer l’élimination du virus. Notre but final éventuel serait un test clinique sur des patients humains« .

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