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Les possibles conséquences de la surpopulation mondiale

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L’humanité représente aujourd’hui 7 milliards d’âmes et en 2050, nous serons deux milliards de plus. Dans ce contexte, le terme de « surpopulation mondiale » est très souvent évoqué. Que devons-nous en penser ?

L’augmentation de la population peut s’expliquer par plusieurs raisons : explosion démographique des pays émergements, allongement de la durée de vie des pays développés, de meilleurs soins, etc. Le terme de surpopulation mondiale est couramment admis par les analystes lorsque l’on imagine la situation en 2050, ou nous serons 9 milliards d’humains selon les prévisions de l’ONU (PDF en anglais / 66 pages).

Cette surpopulation mondiale va créer de nombreux problèmes, par exemple au niveau de la ressource eau, qui sera de plus en plus rare et prisée, ce qui fera naitre des conflits généralisés. 80 pays sont déjà en situation de stress hydrique ou de pénurie, ce n’est pas un hasard si actuellement, 1 habitant sur 5 n’a pas accès à l’eau. Le dessalement de l’eau de mer apparait comme une solution, mais son coût motive la recherche d’autres solutions.

Le problème de la nourriture se pose également. Bien que les pays développés ont de quoi nourrir la planète, plus d’1 milliard de personnes vivent sous le seuil de pauvreté, ce qui prouve que les denrées sont inégalement réparties entre les états d’une part, mais également les différentes couches sociales. La surpopulation provoquerait alors de graves famines, plus importantes que ce que le monde a déjà connu.

Nous ne sommes donc pas près de connaitre la paix et la sérénité sur Terre, n’est-ce pas ? Cependant, et si cette notion de surpopulation mondiale était biaisée ? Peut-être que le système, dont la manière dont ce dernier est établi, a bel et bien ses limites en termes de population indépendamment des capacités de la Terre elle-même. Les problèmes liés à l’eau sont tout d’abord le fait d’une privatisation de la ressource eau, mais surtout d’une mauvaise coopération sur le plan géopolitique, qui pourrait pourtant installer entre les états une gestion de l’eau planifiée et équitable. Coté alimentation, l’incroyable gaspillage orchestré par l’industrie agroalimentaire (30% de la production) et les moyens de culture qui détruisent l’environnement se sont plus acceptables, que ce soit au niveau des sols, des cours d’eau, de la biodiversité, sans parler de la sélection standardisée des semences, ou encore de l’abandon de techniques ancestrales plus durables, etc.

Le système conçu par l’homme à bien ses limites, et il semble tout de même incroyable de parler de surpopulation mondiale sans remettre en question les modes de consommation, le capitalisme libéral exacerbé, la globalisation des échanges, l’exploitation massive des ressources ainsi que la façon qu’ont les hommes à se battre pour une ressource au lieu de la partager équitablement.

« Le monde a suffisamment pour les besoins de chacun, mais pas assez pour la cupidité de tous. » Gandhi, cité par David Satterthwaite, chercheur principal à l’Institut international de l’environnement et du développement de Londres. Ce dernier estime à bien des égards que les 11 milliards d’individus prévus pour la fin du siècle (soit 4 de plus qu’aujourd’hui) ne mettront pas beaucoup plus de pression sur la Terre, mais pour cela, « il doit y avoir un changement radical dans les valeurs des sociétés développées » estime le chercheur britannique.

Sources : Futura SciencesDaily Geek Show