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Quelle est cette créature étrange et gluante retrouvée au fond d’un lagon philippin ?

Une équipe de biologistes marins est récemment tombée sur un spécimen vivant de kuphus polythalamia de polythalamia au fond d’un lagon philippin. C’est une créature étrange et gluante connue pour se loger dans le bois de la coque des bateaux.

Elle échappait aux scientifiques depuis des siècles. Des chercheurs ont enfin eu la chance de pouvoir étudier un spécimen vivant d’un taret géant (kuphus polythalamia de polythalamia), une créature gluante, noire et de la forme d’une batte de baseball connue pour se loger dans le bois de la coque des bateaux. Contrairement à ce que son nom laisserait supposer, la créature n’est pas réellement un ver, mais un bivalve, une sorte de mollusque aquatique enfermé dans sa coquille. Les travaux seront été publiés dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences.

« Leurs coquilles sont assez fréquentes », explique Daniel Distel, professeur de recherche à la Northeastern University. « Mais nous n’avions jamais pu étudier un spécimen vivant ». Pour Margo Haygood qui mène les recherches, il s’agit là d’une découverte extraordinaire. « Je fais 1,60 m et certaines coquilles sont plus grandes que moi », a-t-elle confié au magazine Popular Science. Les spécimens en question ont été découverts dans un lagon près d’une ancienne exploitation forestière aux Philippines où ils vivent enterrés dans la vase.

En regardant cette image, vous aurez l’impression d’étaler du chocolat avec votre poche à douille. Sauf que dans ce cas présent, il s’agit d’un taret et la poche à douille n’est autre que sa coquille :

Haygood et son équipe ont pu mettre la main sur ce spécimen grâce à un documentaire qui passait à la télévision aux Philippines. Les images révélaient alors des créatures étranges plantées comme des carottes dans la boue d’un lagon peu profond. Les scientifiques ont ainsi décidé de monter une expédition pour tenter d’étudier des spécimens vivants.

L’animal peut mesurer jusqu’à 90 centimètres et vit à l’envers dans sa coquille. Une partie de son corps est submergée sous la boue dans les baies peu profondes aux Philippines. Celui-ci vivait au fond d’un lagon tapissé de bois pourri. Contrairement à d’autres espèces de tarets qui s’incrustent dans le bois des arbres qui se déversent dans l’océan, qui mâchent et digèrent le bois grâce à des bactéries, celui-ci se nourrit différemment.

La boue riche en matière organique de son habitat émet en effet du sulfure d’hydrogène. Un véritable festin pour l’animal, mais un gaz nocif pour l’Homme puisé dans la boue pour survivre. La Nature n’aura donc jamais fini de nous surprendre.

 

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