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Changement climatique : l’impact humain calculé par un algorithme

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L’humanité modifie le climat de la Terre 170 fois plus vite que les forces naturelles qui l’ont toujours régulé. Une formule mathématique suit l’évolution de l’impact environnemental humain sur notre planète et élabore des projections.

La fameuse formule nommée « équation de l’Anthropocène » a été mise au point par deux Australiens : Will Stelfen, professeur et chercheur en climatologie à l’Australian National University de Canberra et Owen Gaffney, journaliste scientifique et consultant en communication. La formule a été détaillée dans la revue The Anthropocene Review le 10 février 2017.

Avant l’Anthropocène, c’est-à-dire avant que l’écosystème terrestre subisse un impact global significatif à cause des activités humaines, trois facteurs naturels principaux déterminaient l’environnement de la Terre : les forces astronomiques (A), les forces géophysiques (G), ainsi que les dynamiques internes (I). Durant l’Anthropocène, l’activité humaine (H) a relégué ces trois forces au second plan.

Après avoir effectué ce constat, les chercheurs ont élaboré leur équation en estimant que le facteur H est devenu la principale force influençant le système environnemental de la Terre. Ce fameux facteur H prend également en compte des notions telles que l’augmentation de la population humaine, les modes de vie (consommation de masse) ainsi que la technologie.

Selon cette formule, l’homme modifie l’environnement 170 fois plus vite que dans des conditions « naturelles », à tel point que depuis moins d’un demi-siècle, la température à la surface du globe a augmenté plus vite en moyenne que durant les 7000 années qui se sont écoulées avant cela. En effet, depuis 45 ans et l’émergence de l’industrialisation, la température augmente de 1,7 degré par siècle en moyenne, mais auparavant, cette même température baissait de 1,7 degré !

« Loin de vivre sur une planète très résiliente, nous vivons sur une planète en état d’alerte », indiquent les deux chercheurs australiens qui estiment également que leur étude est une « déclaration sans équivoque des risques que prennent les sociétés industrialisées à un moment où l’action est vitale. »

Sources : The GuardianConsoGlobe