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Des chercheurs ont mis au point une nouvelle technique pour détecter les mines antipersonnel

Crédits : iStock

Les opérations de déminage sont très risquées. C’est un travail délicat qui a suscité l’intérêt d’une nouvelle étude destinée à mettre au point une nouvelle technique pour débarrasser le monde des mines antipersonnel, un véritable fléau.

Il demeure à ce jour environ 110 millions de mines antipersonnel dans plus de 70 pays et si dans certains endroits, un déminage efficace a été effectué, ce n’est pas le cas de nombreux pays comme le Cambodge, la Colombie ou encore l’Angola. Chaque année, on estime à 20 000 le nombre de personnes victimes d’un accident grave causé par une de ces mines.

Il est donc urgent de déminer efficacement les sols du monde entier et une équipe de l’université de Jérusalem (Israël) a planché sur la question. Leurs recherches ont été publiées dans la revue Nature Biotechnology. Particulièrement difficiles à détecter, les mines font désormais l’objet d’une nouvelle méthode permettant de mieux les repérer.

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Tout d’abord, les scientifiques se sont aperçus que les mines relâchaient des vapeurs chimiques s’accumulant dans les sols autour d’elles. Après avoir fait ce constat, les chercheurs ont modifié des bactéries afin que celles-ci émettent une lumière fluorescente lorsqu’elles se trouvent au contact du composé chimique des mines. Afin d’être facilement dispersées, ces bactéries ont été placées dans des perles de polymère, puis un laser assume la tâche de scanner le sol afin de repérer les signaux fluorescents.

Si cette méthode a pour l’instant seulement été testée dans un champ de mines expérimental créé pour l’occasion, celle-ci semble avoir fait ses preuves, mais mériterait d’être améliorée, notamment au niveau de la sensibilité et de la stabilité des capteurs. Concernant le laser, il est facilement imaginable d’en équiper un drone pour couvrir un maximum de surface. Cette technologie très prometteuse est donc logiquement très attendue dans certains pays dont le besoin est criant.

Sources : The GuardianSciences et Avenir