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Et voici la toute première photo de TRAPPIST-1, le nouveau système planétaire !

Nasa

Bien que le résultat ressemble plus à quelques gros pixels noirs et blancs, il s’agit bien d’un événement, à savoir la toute première photo de TRAPPIST-1, une étoile située à 39 années-lumière.

Il y a quelques semaines, la NASA annonçait au monde la découverte d’un système composé de sept planètes orbitant autour d’une petite étoile, TRAPPIST-1. Ce système est situé à 39 années-lumière de la Terre et selon les premières observations des astronomes, trois d’entre elles se trouveraient dans la zone d’habitabilité de leur étoile et pourraient donc potentiellement abriter la vie.

Grâce aux données astronomiques récupérées par le télescope spatial Kepler spécialement conçu pour détecter les exoplanètes et publiées cette semaine par la NASA, il a été possible de générer cette toute première photo de l’étoile TRAPPIST-1. « C’est une authentique photo. Au final, Kepler n’est rien d’autre qu’un très, très gros appareil photographique. Nous ne téléchargeons pas toutes les données, mais uniquement celles qui concernent la partie du ciel qui nous intéresse autour de l’étoile concernée. On se retrouve donc avec une image “indirecte” de l’ombre des planètes, mais une image tout de même », déclare à ce sujet Jessie Dotson, chef de projet de la mission Kepler.

Difficile de se faire une idée au vu du rendu photographique qui ne nous laisse à voir que quelques gros pixels noirs et blancs. Cela n’a rien d’étonnant, Kepler étant équipé d’un appareil photo de 95 millions de pixels, mais ce dernier travaille sur un champ de vision extrêmement large. Pour obtenir cette photo, il a donc fallu effectuer un zoom et agrandir ensuite la zone où se trouve l’étoile à 39 années-lumière tout de même. « Même s’ils n’en ont pas l’air, ces quelques pixels nous fournissent beaucoup d’informations », commente Jessie Dotson.

Comme l’explique Motherboard, derrière les nuances de gris « se cache le transit des planètes entre Kepler et l’étoile Trappist-1 : lorsque les planètes passent devant leur astre, elles atténuent la luminosité des pixels entre un demi pour cent et 8/10emes d’un pour cent ». Avec ces changements, il devient possible pour les astronomes de déterminer les caractéristiques des planètes comme leur taille.

« Grâce à cette photo, nous pouvons commencer à réduire l’éventail des possibles concernant l’aspect de ces planètes », conclut Jessie Dotson.