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Suspendue dans les airs, cette imprimante 3D réalise des prouesses !

Imprimer en 3D du sol au plafond n’est-il pas le rêve de milliers de passionnés ? Un jeune Suédois a inventé une imprimante qui n’a absolument aucun point commun avec les autres, si ce n’est le fait d’imprimer ! Ce coup de génie permet de véritables prouesses.

Le jeune maker Suédois Torbjörn Ludvigsen dit Tobben est à l’origine de ce concept. Ce dernier a fait la découverte de l’impression 3D lors de ses études en se familiarisant notamment avec les imprimantes RepRap (Replication Rapid) tridimensionnelles en grande partie autoréplicatives et libres (open source). Lors de la réalisation de sa propre imprimante 3D, Tobben s’est aperçu que le plus difficile à réaliser était l’élaboration de la « boîte », autrement dit le cadre de l’imprimante.

Ainsi, l’intéressé a pris la décision d’imaginer une imprimante dépourvue de boîte. En effet, son projet Hangpreinter n’est autre qu’une imprimante 3D suspendue dans les airs. Celle-ci utilise son environnement comme cadre d’impression, incarné par les murs d’une pièce. Nécessitant trois points d’ancrage pour une fixation digne de ce nom, l’imprimante est suspendue à des câbles attachés au plafond.

Le logiciel détermine les mouvements d’impression à effectuer en prenant en compte les informations de la pièce dans laquelle se trouve l’imprimante. L’installation se trouve d’ailleurs dans une seule pièce, hormis l’alimentation électrique. L’avantage de l’Hangpreinter est alors évident : un volume d’impression décuplé !

En effet, ce volume n’est plus réduit à la taille de la boîte de l’imprimante, ce qui permet d’imprimer des structures plus imposantes. Tobben a déjà imprimé des objets mesurant 120 centimètres de hauteur pour un diamètre de 80 centimètres.

(Crédit image : Torbjörn Ludvigsen)

Cependant, bien que l’imprimante n’offre pas la meilleure des résolutions, celle-ci permet néanmoins l’impression rapide d’objets de grande taille, ce qui pourrait s’avérer très utile dans le domaine de la construction. Par exemple, réparer les dommages causés suite à une catastrophe naturelle serait en théorie possible.

Au fur et à mesure que la construction grandit, la déformation du filament devient plus importante, ce qui constitue un défaut que Tobben cherche à corriger en travaillant sur une réduction du poids de l’imprimante. L’intéressé tente également d’augmenter la vitesse d’impression. Le projet Hangpreinter en démonstration dans la vidéo ci-après fait actuellement l’objet d’une campagne de financement participatif sur la plateforme BountySource.

Sources : Live Science3Dnatives