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TRAPPIST-1 : les exoplanètes pourraient échanger des micro-organismes

Crédits : iStock

Après la découverte du système TRAPPIST-1 composé de sept planètes, de nombreux scientifiques tentent d’en savoir plus, notamment en ce qui concerne leur caractère potentiellement habitable. La dernière nouvelle concerne une possibilité d’échange de micro-organismes entre ces planètes de par leur proximité les unes des autres.

Il y a quelques semaines, la NASA dévoilait la découverte de sept nouvelles planètes rocheuses autour de l’étoile TRAPPIST-1, ce qui avait suscité l’effervescence au sein de la communauté scientifique ainsi que du grand public. La perspective de trouver de la vie ailleurs est depuis des décennies un fantasme jamais dissimulé ayant trouvé un nouvel écho avec cette découverte.

Une nouvelle question se pose depuis peu : et si ces planètes pouvaient échanger des micro-organismes entre elles ? Selon des scientifiques du Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics, cela se pourrait puisque ces derniers ont établi que les planètes du système TRAPPIST-1 sont situées à une distance dix fois moins grande les unes des autres que la Terre par rapport à Mars.

Cette notion implique une augmentation des chances d’échanges de micro-organismes de 103 fois ! Pourquoi pas, surtout que nous savons déjà que de tels échanges peuvent avoir lieu par le biais d’objets cosmiques tels que les météorites. Ici, la proximité des planètes de TRAPPIST-1 favorise ce genre de supposition.

Cependant, il est plus important de comprendre lesquelles de ces planètes sont potentiellement habitables et selon les chercheurs du Spitzer Space Telescope de la NASA, trois planètes sur les sept observées sont dans ce cas. Ces dernières visibles ci-dessous (planètes e, f et g) recevraient assez de chaleur pour abriter de la vie.

(Crédit image : NASA’s Spitzer Space Telescope)

Cette autre supposition n’est pas partagée par tout le monde. Ainsi, des chercheurs de l’Université Cornell estiment qu’une planète plus éloignée pourrait également receler de la vie sous réserve d’avoir une atmosphère. Évidemment, tout ceci relève de l’hypothèse et nous en saurons plus lorsque de nouveaux résultats seront publiés.

De la nouveauté, il y en aura sûrement après le lancement du télescope spatial James-Webb en octobre 2018. Plus moderne et plus précis, ce dernier fournira des informations plus concrètes aux astronomes avec son spectre infrarouge. Idéal pour l’observation des exoplanètes, ce télescope permettra sûrement de savoir si la vie est réellement présente sur les planètes du système TRAPPIST-1. À suivre !

Sources : Le MondeUniversal ScienceSputnik