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Session de recrutement ouverte pour les cosmonautes russes qui marcheront sur la Lune

La Russie veut marcher sur la Lune et le processus est lancé avec l’annonce du lancement de la session de recrutement des cosmonautes qui fouleront le sol de notre satellite naturel dès 2031.

Le mardi 14 mars, l’agence spatiale russe Roskosmos a officiellement donné le coup d’envoi de sa campagne de recrutement pour les cosmonautes qui se rendront sur la Lune à bord du nouveau vaisseau Federatsia. L’agence recrutera ainsi six à huit professionnels qui « seront les premiers pilotes du nouveau vaisseau russe Federatsia », ils « travailleront sur la Station spatiale internationale (ISS) et seront les premiers Russes à se rendre sur la Lune », écrit-elle dans un communiqué.

Le vaisseau Federatsia est capable d’embarquer quatre personnes et il est destiné à remplacer les actuels vaisseaux Soyouz utilisés pour emporter des hommes et du fret sur la Station Spatiale Internationale. Il pourra donc également effectuer des vols habités vers la Lune et son premier vol d’essai est prévu pour l’an 2021.

Les aspirants cosmonautes ont quatre mois pour soumettre leur candidature à Roskosmos, dont le directeur exécutif des vols habités, Sergueï Krikalev, précise « qu’il n’y aura aucune discrimination basée sur la couleur de la peau ou le sexe ». Les profils recherchés sont précis : les candidats ne devront ne pas avoir plus de 35 ans, mesurer entre 1,50 et 1,90 mètre et ne pas peser plus de 90 kg. Assez logiquement, la maîtrise de la langue anglaise, des compétences avancées en informatique et de l’expérience dans l’industrie aérienne ou aérospatiale sont indispensables.

L’ambition de la Russie est d’installer une base scientifique sur la Lune et l’agence prévoit d’effectuer ses premiers vols lunaires en 2031. Il faudra toutefois s’armer de patience pour les futurs candidats, la « liste d’attente » étant déjà assez fournie. En effet, parmi les 30 cosmonautes russes déjà sélectionnés par Roskosmos et encore en activité, ils sont 14 à n’avoir toujours pas été dans l’espace, certains ayant été recrutés il y a plus de 10 ans, en 2006.