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Sabrina Pasterski, la nouvelle « Einstein » qui pourrait bouleverser notre vision du monde

Sabrina Gonzalez Pasterski était âgée de seulement 14 ans lorsqu’elle met les pieds dans les bureaux du campus du MIT munie de ses plans d’avion monomoteur. Neuf ans plus tard, la jeune chercheuse est diplômée du MIT avec la note maximale et candidate pour un doctorat à l’Université de Harvard. Brillante, la jeune femme impressionne et pour les esprits les plus éminents de la planète, elle pourrait bien un jour changer notre vision du monde.

Son nom ne vous dit sans doute pas grand-chose. Il faut dire que la jeune femme est discrète, du moins sur la scène publique. Pas de smartphone et aucun compte sur les réseaux sociaux, elle partage ses recherches uniquement sur son site PhysicsGirl. La jeune américano-cubaine de 23 ans est aujourd’hui considérée comme la nouvelle Albert Einstein, une comparaison flatteuse faite il y a neuf ans lorsque la jeune femme alors adolescente poussa les portes de l’université pour y présenter la vidéo de la réalisation de son monomoteur. C’est une démonstration qui retiendra l’attention de Peggy Udden, secrétaire exécutive au MIT qui décela immédiatement le potentiel de cette future physicienne.

Huit ans plus tard, la jeune femme obtint la note maximale à l’examen du MIT grâce à ses nouvelles théories autour des problèmes les plus complexes de la physique quantique. Passionnée par les trous noirs et l’espace-temps, Sabrina s’intéresse en effet de très près à la gravité quantique, un domaine scientifique qui tente d’unifier la mécanique quantique et la relativité générale. Son talent ne passe pas inaperçu et c’est grâce à ses publications que Sabrina a pu obtenir de nombreuses bourses pour continuer ses travaux. Elle a la considération de la communauté scientifique et Sabrina Pasterski n’a qu’une seule passion dans sa vie : la science. Pour elle : « quand vous êtes fatiguée, vous dormez et quand vous ne l’êtes pas, vous faites de la physique ».

Pasterski est exceptionnelle à bien des égards, mais elle représente aussi une tendance croissante. En 1999, le nombre des personnes diplômées en physique était à son niveau le plus bas aux États-Unis avec seulement 3178 diplômes décernés. En 2015, selon l’American Institute of Physics, 8 081 étaient décernés. Les doctorats en physique ont également atteint un niveau record en 2015 avec 1 860 nouveaux docteurs. Une tendance croissante donc, notamment due au nombre toujours plus croissant d’inscriptions féminines. Sabrina Pasterski et d’autres suivent aujourd’hui les traces de Marie S. Curie, la mère de la physique moderne qui fut la première femme gagnante du prix Nobel dans toute l’histoire de la science.

Marie Cury bouleversait à son époque notre compréhension du monde naturel, mais elle n’était pas seule. À une époque où les mathématiques représentaient un « métier d’homme », Ada Lovelace apprit les bonnes manières aristocratiques, mais poursuivit sa passion pour ce qui deviendrait plus tard l’informatique. Elle fut la première programmeuse de toute l’histoire. Nous pensons également à Dian Fossey, la célèbre biologiste de conservation qui combattit avec passion pour sauver les gorilles de montagne à l’instar de Jane Goodall avec les chimpanzés. Ces femmes et beaucoup d’autres ont radicalement changé notre vision du monde et du haut de ses 23 ans, Sabrina Pasterski semble être de la même trempe.

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