,

Voici quelques-uns des endroits les plus difficiles à atteindre sur Terre

Le dernier épisode de RealLifeLore nous invite à explorer quelques-uns des endroits les plus reculés et les plus difficiles d’accès sur la planète, en commençant par les îles Pitcairn — un petit morceau d’outre-mer britannique situé au beau milieu de l’océan Pacifique qui n’abrite que 49 personnes.

Les îles Pitcairn ne sont pas impossibles d’accès. Il y a même des terrains disponibles à l’achat si jamais vous souhaitez vous reculer sous les tropiques. En revanche l’affaire devient beaucoup plus compliquée si vous ne prenez que quelques jours de RTT, car les îles Pitcairn, c’est un tout petit territoire de 47 km² composé de quatre atolls : Pitcairn, Henderson, Ducie et Œno espacés de 100 à 200 km. Seul celui de Pitcairn (du même non que le territoire) est habité et l’île est située à 2 200 kilomètres à l’est de Tahiti. Mais il n’y a pas l’aéroport ici. Le seul moyen d’y parvenir, c’est donc par bateau.

Avant même de pouvoir monter dans ce bateau, vous allez devoir supporter environ 24 heures de vol pour vous rendre en Polynésie française sur Mangareva qui est la principale et la plus centrale des îles de l’archipel des îles Gambier. Vous n’avez qu’un vol par semaine. Vous aurez ensuite besoin de voyager 531 km en bateau pour arriver enfin aux îles Pitcairn, ce qui vous prendra au moins 32 heures. Oh, avons-nous mentionné que le seul bateau d’approvisionnement pour Pitcairn ne part qu’une fois tous les trois mois ?

Mais les îles Pitcairn ne sont rien si l’on considère les îles Kerguelen, surnommées les îles de la Désolation, éloignées de plus de 3 400 km de La Réunion, la terre habitée la plus proche. Seuls des scientifiques vivent là-bas et comme pour les îles Pitcairn il n’y a pas d’aéroport, de sorte que vous devez arriver par bateau (il n’y a que quatre départs par an). Mais contrairement aux îles Pitcairn, le trajet ne vous prendra pas 32 heures non, il vous prendra six jours entiers au départ de la Réunion au large de la côte sud-est de Madagascar.

Mais vous a-t-on aussi parlé du mont Sidley, le plus haut volcan en sommeil de l’Antarctique ? Il est si difficile d’accès qu’aucun pays sur la Terre ne veut le réclamer. Il reste à ce jour très méconnu hormis par les volcanologues. Découvert en 1934 au cours d’un survol effectué par Richard Byrd, explorateur polaire et aviateur américain, sa première expédition par voie terrestre a lieu durant l’été austral 1958-1959. Deux hommes avaient alors effectué des relevés cartographiques et gravi une partie de la montagne en véhicule à chenilles. Sa première ascension sera réussie par le Néo-Zélandais Bill Atkinson le 11 janvier 1990 et à ce jour, seules ces trois personnes sont parvenues au sommet.