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Comment le nez humain a-t-il évolué en s’adaptant aux différents climats sur Terre ?

A variety of different noses. / Crédits : iStock

Pourquoi la forme et la taille du nez peuvent être si différentes d’une personne à l’autre ? Cela pourrait avoir un lien avec la manière dont les humains ont évolué pour vivre dans certains climats.

Une étude récente publiée ce jeudi 16 mars dans la revue PLOS Genetics nous explique pourquoi les êtres humains ont des formes de nez si différentes et avance une adaptation aux différents climats présents sur Terre. Ainsi, les chercheurs ont constaté que les nez plus larges sont plus fréquemment trouvés chez les personnes vivant dans les climats chauds et humides tandis que les nez plus étroits sont plus fréquemment trouvés dans les climats froids et secs. En effet, des narines plus étroites permettent d’accroître l’humidité de l’air en le réchauffant.

« Il n’y a pas de forme de nez universellement meilleure. La réalité, c’est que nos ancêtres étaient adaptés à leur environnement », explique Arslan Zaidi du département d’anthropologie de la Pennsylvania State University, auteur de l’étude. L’évolution de certains traits a eu lieu non seulement en raison d’une dérive aléatoire des gènes, mais aussi en réponse à des facteurs environnementaux. Par exemple, les auteurs pensent que la couleur de la peau humaine a évolué dans différentes populations en réponse à l’exposition aux quantités de rayonnement ultraviolet.

Pour parvenir à ces conclusions sur le nez humain, l’imagerie 3D a été utilisée pour mesurer la forme du nez de 4 257 volontaires, tous ayant eu des ancêtres qui vivaient dans le sud et l’est de l’Asie, en Afrique de l’Ouest et en Europe du Nord. Ainsi, les chercheurs ont constaté que deux mesures de nez, la largeur des narines et la largeur de la base du nez, semblent être liées au climat. Ils expliquent aussi que le climat n’est pas seul responsable et que l’évolution du nez humain est plus complexe, d’autres facteurs entrant en compte.

Des conclusions qui pourraient tout de même avoir des répercussions médicales et anthropologiques. « Les études sur l’adaptation humaine à l’environnement sont essentielles à notre compréhension des maladies et pourraient apporter des éclairages sur les origines de certaines pathologies, comme l’anémie à cellules falciformes, l’allergie au lactose ou le cancer de la peau qui sont plus fréquentes chez certaines populations », concluent les chercheurs.