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Jim Lovell, des missions Apollo, nous parle du « paradis » terrestre

Nasa

Malgré les efforts déployés par les agences aéronautiques du monde entier pour promouvoir les futures missions lunaires, l’astronaute Jim Lovell, qui a déjà visité deux fois la Lune, a une perspective unique sur la Terre.

Elon Musk, patron de SpaceX, Richard Branson, de Virgin Galactic ou encore Jeff Bezos, PDG d’Amazon et fondateur de la société Blue Origin, tous appartiennent à cette catégorie de milliardaires qui ont choisi l’espace comme nouveau terrain de jeu. Tous nourrissent une même ambition : organiser des voyages autour de la Terre, vers la Lune, voire vers Mars, première étape avant l’installation de colonies humaines. A l’heure où il semblerait que l’Homme a visiblement jeté son dévolu sur la Lune, l’astronaute Jim Lovell, des missions Apollo 8 et 13, a voulu nous ramener un peu sur Terre en invitant le monde à reconsidérer notre planète.

James Arthur Lovell, Jr. dit « Jim » Lovell a déjà visité la Lune deux fois. Il est notamment connu pour avoir été le commandant de la mission Apollo 13. Il prit également part à la mission Apollo 8, la première en orbite lunaire. Il pulvérisa à cette occasion le record du plus grand éloignement de la Terre, de la durée d’un voyage dans l’espace et fit partie des premiers hommes à voir directement la face cachée de la Lune. Dans une interview récente accordée au site Business Insider, l’homme de 88 ans est notamment revenu sur cette mission pas comme les autres lancée en décembre 1968.

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Alors en pleine guerre du Vietnam (une guerre pas très populaire à l’époque, surtout chez les jeunes), le président John F. Kennedy prit alors l’engagement d’envoyer les premiers Hommes sur la Lune avant la fin de la décennie. « La mission Apollo 8 fut un premier pas, favorable et approuvé par à peu près tout le monde au pays », explique Lovell qui souligna ensuite l’étrange sensation ressentie par lui et les deux autres membres d’équipage, Frank Borman et Bill Anders qui se sont « très vite rendu compte que la mission était bien plus qu’un “simple” vol spatial ».

« Vous devez vous rappeler que nous avons ramené une image de la Terre prise à 386 000 km de distance. Et je vous assure que le fait de voir la Terre en trois dimensions, postée entre le Soleil et la Lune, cela vous donne une perspective différente de notre planète », explique l’astronaute. « Vous commencez à réaliser à quel point les petites choses n’ont pas vraiment d’importance. Je regardais la Terre. Petite. Incroyablement petite. Vous posez votre pouce sur le hublot, et elle disparaît. Et là vous vous dites qu’il y a environ 6 milliards de personnes qui aspirent toutes à vivre. J’aimerais que tous ses habitants aient un jour la chance de pouvoir la contempler ainsi. Cela leur donnerait sans doute une autre perspective ».

Lovell a ensuite comparé la Terre vue de si loin à une petite graine qui germait à mesure que l’astronaute se rapprocher de la Terre sur le chemin du retour pour finalement fleurir. « Observer la Terre ainsi nous fait vraiment réfléchir à notre propre existence », continue l’astronaute. « J’entends souvent les gens dire vouloir aller au paradis après la vie, mais vous êtes déjà au paradis lorsque vous venez au monde ».

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