Qu’est-ce que le syndrome de la colère du ventre vide ?

L’heure du déjeuner approche et en plus d’avoir quelques difficultés à vous concentrer, vous êtes aussi légèrement irritable, voire agressif. Un « syndrome de la colère du ventre vide », véritable réflexe...

L’heure du déjeuner approche et en plus d’avoir quelques difficultés à vous concentrer, vous êtes aussi légèrement irritable, voire agressif. Un « syndrome de la colère du ventre vide », véritable réflexe de survie du cerveau, qu’explique Amanda Salis, docteur en nutrition.

Amanda Salis, chercheuse à l’Université de Sydney et docteur en nutrition explique que c’est la glycémie qui est à l’origine de ces réactions provoquées par la faim. En effet, une fois consommés, les aliments se transforment en acides aminés, acides gras et sucres simples, notamment en glucose, que le cerveau consomme de manière quasiment exclusive. Une fois la digestion terminée, le taux de glucose présent dans le sang diminue.

C’est lorsque ce taux diminue que le cerveau va se sentir en danger et donner l’alerte en réflexe de survie. Une perte de fonctions cérébrales qui explique l’irritabilité, mais également la difficulté à se concentrer. En dessous d’un certain niveau de glucose, le cerveau va de plus libérer certaines hormones, notamment l’adrénaline, expliquant là aussi notre côté irritable quand on ressent la faim. Là encore, c’est un réflexe de survie puisque ressentir un « danger » en situation de faim permet de ne pas se laisser « dépérir ».

En 2015, une étude menée aux États-Unis sur 107 couples mariés a cherché à mesurer leur colère à l’encontre de leur moitié : les hommes contre les femmes, les femmes contre les hommes. Chacun des volontaires disposait d’une poupée qu’il devait épingler à chaque fois que la colère se manifestait et dans le même temps, les chercheurs relevaient les taux de glucose de tous, à intervalles réguliers. Les résultats obtenus étaient on ne peut plus clairs : plus le taux de sucre dans le sang descendait, plus il y avait d’épingles plantées dans la poupée et vice versa.

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