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Des scientifiques prévoient d’envoyer des missions vers Saturne pour chercher une vie extraterrestre

Les geysers sur Encelade / Nasa

Tandis que la sonde Cassini se dirige lentement vers la fin de sa mission riche en découvertes, il est d’ores et déjà prévu d’envoyer une nouvelle sonde vers la célèbre planète aux anneaux pour y déceler (ou non) une vie extraterrestre. Les chercheurs pensent notamment à deux de ses lunes — Titan et Encelade.

Elle a commencé son « grand finale » comme l’appelle la Nasa. La sonde Cassini qui survole Saturne, la sixième planète en partant du Soleil, a entamé la dernière phase de sa mission le 30 novembre dernier en s’approchant inexorablement de la planète et ses anneaux. Celle qui est aujourd’hui considérée comme « l’une des plus prolifiques missions de toute l’histoire de l’exploration du système solaire » prendra bientôt sa retraite bien méritée, mais la NASA n’en a pas fini pour autant. Deux projets ont d’ores et déjà été présentés lors de la conférence de l’American Geophysical Union (AGU) la semaine dernière. Ils concernent les deux principales lunes de la planète — Titan et Encelade — qui pourraient bien soutenir la vie.

Le Encelade Vie Finder (ELF) project soutenu par la NASA et l’Explorer of Enceladus and Titan (E2T) soutenu à la fois par la NASA et l’Agence spatiale européenne, sont en effet à la recherche de financements pour faire de leurs propositions une réalité. Concernant Encelade, on en est de plus en plus certains : le fond de l’océan souterrain serait criblé de cheminées hydrothermales actives, ce qui en fait l’un des lieux les plus prometteurs pour rechercher des formes de vie extraterrestre. Le projet annoncé propose de survoler le pôle Sud de la lune à basse altitude (environ 50 kilomètres au-dessus de la surface) et de prélever des échantillons d’eau crachée par les geysers d’Encelade.

Concernant Titan, les physiciens sont également persuadés que la lune pourrait abriter la vie. Selon les scientifiques, les réactions chimiques qui se produisent dans l’atmosphère de Titan génèrent des molécules semblables aux acides aminés et aux bases nucléotidiques qui sont les éléments de base de la vie sur Terre. L’idée serait ici de survoler la lune à des altitudes comprises entre 900 et 1500 kilomètres et de prélever des échantillons d’air pour analyses.

À ce stade, on ne sait pas si ces deux projets obtiendront le feu vert, mais ils dénotent en tout cas un fort intérêt des scientifiques pour sonder les secrets de Titan et Encelade — deux lunes qui pourraient nous dévoiler une seconde genèse dans notre propre système solaire.

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