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Rium : un petit boîtier qui mesure la radioactivité ambiante

Crédits : Istock

Vous êtes craintifs depuis la catastrophe de Tchernobyl en 1986 ? Vous surchauffez depuis 2011 et les événements déplorables de Fukushima ? Ce petit boîtier qui n’a l’air de rien est fait pour vous ! Explications.

Rium est une start-up française qui s’est donné la mission de fabriquer un boîtier destiné au grand public capable de mesurer la radioactivité. Conçu par Gaël Patton, tout juste diplômé de physique à l’Université Claude-Bernard de Lyon, ce joujou devrait plaire aux ONG antinucléaires et à toute personne s’intéressant de près au sujet.

Le boîtier Rium a l’air d’un gadget, mais en réalité, ses caractéristiques sont plutôt remarquables. Premièrement, sa taille est un réel atout puisqu’on peut l’emporter partout. Connecté au smartphone via la technologie Bluetooth, il permet de mesurer continuellement les émissions radioactives environnantes. L’utilisateur peut donc mesurer la radioactivité tout en se déplaçant.

Également, Rium est capable d’identifier les différents types de rayonnement (gamma, alpha, bêta) ainsi que la nature de la source (Uranium 235, Césium 137, Iode 131 et autres). Mais ce n’est pas tout puisque le boitier peut même savoir si la radioactivité mesurée est d’origine médicale, naturelle ou s’il s’agit d’un déchet nucléaire.

Rium / Gaël Patton / l’Université Claude-Bernard de Lyon

Les données recueillies peuvent être cumulées et servir à élaborer une cartographie précise d’un territoire en fonction de la radioactivité. Il peut s’agir par exemple d’identifier des zones et de mesurer les rayonnements proches des zones d’habitation humaine.

Cet outil sera disponible dans le courant de l’année 2017 au prix de 400 euros. Il s’agit d’une grande première puisqu’en effet, jamais la population lambda n’a pu mesurer elle-même les taux de radioactivité qui l’entoure.

« Notre philosophie était de faire un capteur simple et accessible. Techniquement, il s’agit d’un spectromètre qui identifie la nature de la source, le type et l’intensité du rayonnement. Toute la partie du calcul, assurée normalement par l’électronique embarquée de ces instruments, est ici déléguée au smartphone »
, explique Gaël Patton.

Voici une vidéo publiée par la société Rium :

Sources : Sciences et AvenirObjet Connecté