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Bientôt un antidote pour faire face aux intoxications au monoxyde de carbone ?

Des chercheurs américains ont réussi une prouesse offrant des promesses de pouvoir débarrasser un jour le corps humain en cas d’intoxication au monoxyde de carbone (CO). Les scientifiques ont modifié une molécule se situant dans le cerveau des souris. Explications.

Les intoxications au CO sont la cause la plus répandue d’empoisonnement mortel dans de nombreux pays comme en France où plusieurs milliers de personnes en sont victimes chaque année, menant à plusieurs centaines de décès. C’est pourquoi l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) rappelle quelques règles de sécurité concernant le fonctionnement des appareils de chauffage, des cheminées ainsi que des moteurs à combustion interne. En effet, il suffit de 10 % de CO dans l’air pour que ce dernier soit mortel, alors autant s’en prémunir.

Selon une étude parue dans la revue Science Translational Medicine le 7 décembre 2016, une parade aurait été trouvée à ce gaz asphyxiant toxique par des chercheurs de l’Université de Pittsburgh (États-Unis). Cette solution prend le nom de neuroglobine et rappelle l’hémoglobine, la sorte de protéine des globules rouges du sang qui transporte l’oxygène vers les organes.

Cette neuroglobine présente dans le cerveau a la capacité de piéger le monoxyde de carbone et de l’évacuer vers les urines. Les chercheurs américains ont réussi à modifier cette molécule en la prélevant dans le cerveau de souris et ont pu la rendre plus efficace. Les souris testées ont survécu à un taux de 87 % dans des conditions qui s’avèrent habituellement mortelles pour l’homme. Pour ce faire, ces dernières ont reçu une injection de neuroglobines modifiées.

Après l’évacuation du CO par l’organisme, la pression artérielle et le rythme cardiaque des souris se sont réduits vers un retour à la normale. Les chercheurs indiquent que les résultats sont préliminaires, mais aussi source d’espoir. En effet, si la neuroglobine parvient à sélectionner les substances dangereuses à évacuer comme le CO, les effets d’une infection ne sont pour autant pas complètement annulés. À suivre !

Sources : Santé MagazineSciences et Avenir