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2017 AG13, l’astéroïde que personne n’avait vu venir

Découvert samedi dernier, l’astéroïde nommé 2017 AG13 est passé à proximité de la Terre le 9 janvier à 7 h 47 HE. Un passage éclair pour ce bout de roche que personne n’avait vu venir et dont le diamètre oscillait ainsi entre 25 et 35 mètres pour une vitesse estimée à seize kilomètres par seconde.

Les chercheurs ont longtemps exprimé leurs préoccupations quant aux menaces d’astéroïdes ou météores potentiellement dangereux. Le mois dernier, la Maison-Blanche publiait d’ailleurs un plan détaillé intitulé « National Near-Earth Object Preparedness Strategy » visant à préparer le monde contre ce type de menaces imprévisibles. Et 2017 AG13 l’était, imprévisible. Repéré seulement samedi dernier, l’astéroïde est passé assez près de notre position à une distance située à mi-chemin entre notre planète et la Lune, à environ 190 000 kilomètres de distance, alors qu’il traversait les orbites de la Terre et de Vénus.

Avec un diamètre oscillant entre 25 et 35 mètres et se déplaçant à une vitesse estimée à 16 kilomètres par seconde, 2017 AG13 n’aurait néanmoins pas fait (trop) de dégâts. C’est en tout cas ce que suggèrent les simulations d’impacts réalisées en urgence par le directeur de l’Institut des sciences planétaires Mark Sykes. Les mesures ont en effet présagé l’explosion du morceau de roche lors de son entrée dans l’atmosphère : « L’explosion aurait libéré 700 kilotonnes d’énergie, des dizaines de fois plus puissante que l’explosion de la bombe atomique sur Hiroshima », explique le chercheur. « Cette explosion aurait néanmoins eu lieu à une quinzaine de kilomètres d’altitude et n’aurait pas impacté le sol ».

2017 AG13 ne devait donc pas s’attarder sur la Terre, mais cela ne l’empêche pas de faire couler beaucoup d’encre depuis le début de la semaine. Et ce pour une raison assez simple : personne ne l’avait vu venir. Rappelons que des millions d’astéroïdes circulent en permanence dans le Système solaire. Or, selon la Planetary Society, nous n’avons découvert que 60 % des astéroïdes et comètes à courte période proches de la Terre (avec des périodes orbitales de moins de 200 ans) dont les diamètres sont estimés à 1,5 kilomètre ou plus. La bonne nouvelle, c’est que les corps potentiellement dangereux n’ont que 0,01 % de chance d’impacter la Terre dans les cent prochaines années.

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