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La vie pourrait survivre sur Proxima b malgré les éruptions solaires catastrophiques

Crédits : Pixabay

Une étude récente menée par l’astrobiologiste Dimitra Atri suggère que la vie pourrait survivre sur l’exoplanète Proxima b en dépit des fortes éruptions solaires à la condition d’avoir une atmosphère protectrice épaisse ou un fort champ magnétique.

Retour en août : la NASA redonnait vie à nos rêves les plus fous en annonçant la découverte d’une planète sœur de la Terre, Proxima b, logée au sein du système d’étoiles le plus proche. Depuis lors, les chercheurs ont laissé entendre que l’exoplanète pourrait abriter une atmosphère respirable et peut-être même contenir de l’eau. Une étude récente confirme la tendance, des simulations suggèrent en effet que la planète pourrait accueillir la vie. Cette vie potentielle serait néanmoins constamment matraquée d’éruptions solaires susceptibles de l’anéantir à tout moment. En revanche, toujours selon l’étude, si Proxima b avait une atmosphère ou un champ magnétique similaire à celui de la Terre, alors la vie sur la planète pourrait se maintenir.

Prenons un peu de recul : Proxima b est une candidate potentielle pour accueillir la vie. Elle se trouve à « seulement » 4,25 années-lumière (ou 40 milliards de kilomètres). Cela pourrait ne pas sembler très proche, mais avant sa découverte, la planète similaire à la Terre la plus proche se situait à 14 années-lumière. On se rapproche donc et même si Proxima b est pour le moment hors de portée de nos sondes les plus puissantes, les progrès réalisés dans le domaine du voyage interstellaire pourraient nous mener un jour à la visiter.

Proxima b orbite autour de son étoile, Proxima Centauri, en 11,2 jours. Compte tenu de sa taille estimée à environ 1,3 fois celle de la Terre, les chercheurs estiment sa température de surface à environ 40 °C. Seulement, comme il est dit précédemment, Proxima b pourrait régulièrement faire face à de nombreuses éruptions stellaires. Sur Terre nous sommes protégés contre ces événements hautement énergétiques, notamment par notre champ magnétique et une atmosphère particulièrement épaisse, mais on ne sait pas si Proxima b serait assez loin de son étoile pour s’en sortir indemne.

Pour être tout à fait précis, comme le rappelle Dimitra Atri, astrobiologiste à l’Institut Blue Marble des sciences spatiales à Seattle : « il est trop tôt pour confirmer si oui ou non Proxima b est habitable. Nous avons besoin de plus de données pour savoir si l’exoplanète est réellement capable de soutenir une biosphère ». Sans de nouveaux instruments, nous n’aurons malheureusement pour le moment pas de réponse dans un avenir proche. Mais si Proxima b avait une atmosphère et un champ magnétique similaires à la Terre, « alors même les éruptions stellaires les plus extrêmes n’auraient pas beaucoup d’impact sur une potentielle biosphère primitive », termine le chercheur.

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