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Lorsque la « bombe » méthane explosera, l’Homme aura du souci à se faire…

Crédits : Pixabay

N’en déplaise aux climato-sceptiques, la catastrophe risque bien d’avoir lieu, reste à savoir quand précisément. Ce véritable cauchemar climatique annoncé par des scientifiques est sur le point de se produire : la libération dans l’atmosphère de milliards de tonnes de méthane en provenance de l’intégralité des sols présents à la surface du globe.

Quelle sera la conséquence d’une telle catastrophe ? Tout simplement le rejet d’une telle quantité de méthane (un gaz à effet de serre) dans l’atmosphère qui causera l’emballement du climat, et ce, malgré les efforts qu’une partie des terriens fournit pour réduire ses émissions. En réalité, le compte à rebours a déjà commencé pour ce que les scientifiques nomment la « vraie bombe climatique ».

Une cinquantaine de scientifiques ont récemment partagé leurs analyses de 49 études empiriques traitant de l’émission de méthane depuis le sol. Dans ce compte-rendu publié par la revue Nature le 30 novembre 2016 puis évoqué par le Washington Post, les chercheurs estiment que l’ensemble des sols de la planète sont poussés à rejeter plus de gaz qu’ils ne peuvent en absorber. Cela ne concerne donc pas seulement l’Arctique.

Certaines régions du monde continuent à absorber du CO² grâce à la photosynthèse des végétaux, mais dans de très nombreuses zones, la saturation est de mise : les sols rejettent plus de méthane qu’ils absorbent de dioxyde de carbone. La cause de cette sorte de transpiration non désirée ? Le réchauffement global déjà à l’œuvre qui augmente la température à la surface tandis que les micro-organismes de type microbes et bactéries présents dans les végétaux en décomposition respirent quant à eux plus intensément.

Évidemment, la région qui rejette le plus de méthane est l’Arctique puisque de nombreux végétaux sont emprisonnés dans le pergélisol qui fond. Cependant, l’ensemble des sols du monde fait désormais office de cocotte minute qui ne demande qu’à exploser !

Découvrez une infographie intitulée « Le piège climatique du pergélisol » publiée par le Journal de Montréal ici.

Sources : Washington PostLe Journal de Montréal