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Pour les aliments tombés au sol, la « règle des cinq secondes » existe-t-elle vraiment ?

Crédits : Pixabay/Congerdesign

Faire tomber une glace, une tartine ou encore une gaufre sur le sol est arrivé à tout le monde. Dans ces cas-là, il n’est pas rare de s’entendre clamer la « règle des cinq secondes » avant de récupérer sa gourmandise, souffler un peu dessus et se permettre de la manger. Mais cette règle des cinq secondes existe-t-elle vraiment ? 

Scientifiquement parlant, cette règle n’existe pas. Telle est la conclusion de travaux réalisés par une équipe de chercheurs de l’université de Rutgers dans le New Jersey, qu’ils publient dans la revue Applied and Environmental Microbiology. Des travaux dans lesquels ces chercheurs ont analysé la contamination des aliments selon le temps de leur contact avec une surface impropre, et ils ont conclu qu’il faut moins de cinq secondes pour rendre un aliment impur à la consommation.

« Nos données montrent clairement que le temps de contact influence le transfert de bactéries, avec plus de bactéries transférées sur des temps plus longs, écrivent les chercheurs Robyn Miranda et Donald Schaffner dans leur étude. D’autres facteurs incluant la nature de l’aliment et la surface concernée ont des importances égales ou supérieures« , ajoutent-ils. Parfois, il suffit de moins d’une seconde pour qu’un aliment soit contaminé.

L’aliment le plus propice à une contamination très rapide est la pastèque ; celui qui l’est le moins est le bonbon. Fait surprenant que nous apprend l’étude, résumée et simplifiée sur le site de Rutgers, les tapis ont un taux de contamination bien moins grand que les carreaux ou l’acier inoxydable. « La règle des cinq secondes est une simplification extrême de ce qui arrive réellement lorsqu’une bactérie est transférée d’une surface à de la nourriture, explique Schaffner. La bactérie peut contaminer instantanément.« 

Quant au risque de tomber malade suite à une telle contamination, de nombreux paramètres entrent en compte, comme la concentration et le type de l’organisme, la nature de la nourriture, la nature de la surface et le temps que la nourriture a passé sur la surface… Il reste donc plus prudent d’abandonner l’idée de finir sa gourmandise plutôt que de courir un éventuel risque.

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