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Savez-vous quelle est votre meilleure narine ?

Il pourrait sembler naturel de penser que nos deux narines ont les mêmes performances en terme d’odorat, mais il n’en est rien. En réalité, leur performance olfactive est asymétrique et les capacités olfactives d’un individu dépendent des performances de la « meilleure » narine.

Au cours du 84e congrès de l’Acfas (association francophone pour le savoir), qui s’est déroulé du 9 au 13 mai dernier à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), la chercheuse Daphnée Poupon, de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) a présenté ses travaux qui démontrent une inégalité olfactive qui existe entre nos deux narines. En effet, celles-ci ne sont pas égales et ne sentent pas de la même façon, et nous avons tous une « narine forte ».

Une découverte qui pourrait sembler anodine, mais qui pourrait réellement apporter de belles avancées en terme d’élaboration de tests prédictifs plus précis concernant les maladies dégénératives que sont l’Alzheimer ou encore le Parkinson. Ces maladies peuvent effectivement être détectées de manière précoce en réalisant des tests olfactifs, mais ceux-ci, en tout cas jusque-là, ne prennent pas en compte ces différences qui existent entre les deux narines d’un individu. À l’heure actuelle, ces tests olfactifs sont généralement réalisés de manière bilatérale, et l’interaction qui existe entre les deux narines entraîne des résultats qui reflètent seulement les capacités de la meilleure de ces narines.

Les travaux de la chercheuse Daphnée Poupon et de son équipe ont également mis en lumière que cette différence entre les deux narines est bien plus prononcée chez les individus qui présentent des troubles de l’odorat (hyposmie) que chez ceux qui n’en ont pas. Selon leurs résultats, les performances de la mauvaise narine constituent un meilleur outil diagnostique, même si ce sont les performances de la meilleure narine qui déterminent les capacités olfactives d’une personne. Cela pourrait même contribuer à différencier les différentes causes de l’hyposmie.

Source : radiocanada