Tabac : un institut américain est en passe de trouver un vaccin contre la nicotine

Beaucoup d’amateurs de tabac ont du mal à arrêter de fumer malgré les solutions existantes, comme le patch de nicotine où les chewing-gums. Des scientifiques ont révélé un nouveau...
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Beaucoup d’amateurs de tabac ont du mal à arrêter de fumer malgré les solutions existantes, comme le patch de nicotine où les chewing-gums. Des scientifiques ont révélé un nouveau vaccin qui pourrait les aider à stopper leurs habitudes.

Les fumeurs ayant le plus de difficultés à se défaire de leur addiction sont sans cesse en recherche de nouvelles solutions. Ces derniers se tournent parfois vers certains médicaments s’attaquant au récepteur nicotinique à l’acétylcholine, un neurotransmetteur. Cependant, ces médicaments peuvent occasionner des effets secondaires indésirables comme des hallucinations, de la dépression et des sautes d’humeur importants.

Ainsi, un vaccin ciblant le récepteur nicotinique à l’acétylcholine serait une bonne alternative, selon les chercheurs du Scripps Research Institute basé en Californie, dont les résultats ont été publiés récemment dans le Journal of Medicinal Chemistry.

Les scientifiques américains avaient déjà mené deux types de tests qui se sont révélés être des échecs, bien qu’ils ont servi d’indice sur la façon d’améliorer la potentielle conception d’un tel vaccin. Ces tests avaient notamment mis en lumière le fait que les personnes ayant produit le plus d’anticorps contre la nicotine avaient plus de chances d’arrêter de fumer, et ce pendant au moins six mois.

La principale difficulté, qui s’est révélée être un obstacle majeur, a donc été pour les chercheurs du Scripps Research Institute, « d’obtenir une concentration d’anticorps suffisamment élevée pour freiner la distribution de la nicotine au cerveau. »

Ainsi, les chercheurs ont su tirer les leçons de leurs erreurs et auraient réussi à concevoir un nouveau vaccin capable de stimuler des anticorps, ces derniers ayant la capacité de se fixer sur les molécules de nicotine. Selon les scientifiques, des tests menés sur des souris ont permis d’observer un ralentissement des effets de la nicotine après les dix premières minutes suivant l’injection du vaccin. De plus, il a été observé chez ces mêmes souris une plus faible concentration de nicotine dans leur cerveau.

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Le Scripps Research Institute cherche donc actuellement à préciser une formule de vaccin qui pourrait entrer dans le cadre d’essais cliniques sur les humains.

Sources : Daily MailTop Santé

Crédit images : Journal of Medicinal Chemistry


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