La survie des abeilles menacée par un nouveau pesticide

En altérant la mémoire olfactive des abeilles, un pesticide utilisé partout dans le monde, le chlorpyrifos, menace sérieusement ces dernières, les rendant incapables de polliniser. Telles sont les conclusions d’une...
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En altérant la mémoire olfactive des abeilles, un pesticide utilisé partout dans le monde, le chlorpyrifos, menace sérieusement ces dernières, les rendant incapables de polliniser. Telles sont les conclusions d’une étude néo-zélandaise de l’université d’Otago.

Déjà lourdement menacées, les abeilles voient une nouvelle menace planer sur elles. Alors que dans le cadre du « GIEC de la biodiversité », l’interdiction de certains insecticides est débattue au Sénat et à l’Assemblée Nationale, c’est un nouveau pesticide, le chlorpyrifos, qui se trouve être très néfaste pour les colonies d’abeilles.

Selon une étude néo-zélandaise de l’université d’Otago, ce pesticide, interdit dans certains pays comme le Danemark, la Finlande ou encore le Yémen, mais très utilisé comme insecticide pour la protection de cultures agricoles dans le reste du monde, provoque de gros dégâts et menace la survie des colonies d’abeilles, plus particulièrement l’espèce Apis mellifera. Cette étude rapporte en effet que ce chlorpyrifos, même à très faible dose (considéré comme inoffensif) altère la mémoire olfactive de l’abeille, menaçant ainsi la survie des colonies.

Si cette mémoire est altérée, ces colonies sont alors incapables de cibler les fleurs dont elles extraient préférentiellement le nectar, endommageant ainsi le processus de pollinisation de ces plantes, processus dans lequel les abeilles jouent un rôle primordial. Le Dr Elodie Urlacher et le Dr Kim Hageman, de l’Université d’Otago, ont observé les réactions des abeilles testées pour une certaine dose du pesticide ingéré, et leur comportement s’est avéré être totalement différent de celui des abeilles non-testées. Pour les dommages observés, « la dose est de 50 picogrammes de chlorpyrifos ingérés par abeille, soit mille fois inférieur à la dose de chlorpyrifos pur considéré comme létal » déclare le Dr Elodie Urlacher. « Avec nos découvertes, il est désormais clair que les pesticides à effets létaux sur les abeilles ne sont plus les seuls à prendre en compte, mais aussi ceux à dégâts sub-létaux » conclut-elle.

Source : s&a


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