Quand notre Soleil passera l’arme à gauche, il ressemblera à ça

Une image récemment capturée par Hubble nous donne un bel aperçu de la façon dont notre soleil devrait mourir. Rassurez-vous, cela ne devrait pas arriver avant cinq à sept milliards...
Hubble, Nasa, ESA
Hubble, Nasa, ESA

Une image récemment capturée par Hubble nous donne un bel aperçu de la façon dont notre soleil devrait mourir. Rassurez-vous, cela ne devrait pas arriver avant cinq à sept milliards d’années.

De toute façon, nous ne serons plus là. Mais c’est tout de même un bel aperçu de notre avenir, aussi chaotique soit-il. Capturée par Hubble et publiée par l’Agence spatiale européenne, l’image nous dévoile Kohoutek 4-55, une étoile mourante dont la masse était à peu de chose près la même que notre soleil. Ce dernier, qui passera l’arme à gauche dans cinq milliards d’années, devrait alors se comporter de la même manière. Car oui, du carburant, le soleil en a. Mais chaque jour qui passe, des étoiles naissent et meurent « naturellement » dans l’Univers. Et notre Soleil n’échappera pas à la règle.

Cette étoile-ci se situe à environ 4.600 années-lumière de la Terre, ce qui signifie que nous la voyons telle qu’elle était à l’époque des pharaons de la IIIe ou de la IVe dynastie de l’Égypte antique. Et en voyant cette image, on se dit que jamais la mort n’aura été aussi belle. Son hydrogène entièrement consommé, on peut ici observé le cœur de Kohoutek 4-55 se contracter, tandis que des couches superficielles forment une enveloppe gazeuse incandescente qui se dilate. Après être passée par ce stade de « géante rouge », l’étoile entame ici son ultime cycle avant de mourir. Elle pourra alors se contracter à nouveau, devenant une « naine blanche », puis une « naine noire » en refroidissant.

Notre soleil, lui aussi, est programmé ainsi. Au fur et à mesure que l’hydrogène sera brûlé, la pression des couches extérieures va diminuer, et ne parviendra plus à contrebalancer la faible gravité. En se contractant, la température du noyau va encore augmenter et déclencher des réactions nucléaires violentes avec l’hydrogène résiduel demeurant dans une mince couche autour du noyau d’hélium. Une fois que tout l’hydrogène sera épuisé, il continuera à brûler l’hélium du noyau pour achever sa combustion. Ce dernier aura alors atteint des températures si chaudes (100 millions de degrés), qu’il repoussera les couches externes dans l’univers. Ces dernières se dilateront jusqu’à atteindre l’orbite terrestre, engloutissant au passage Mercure et Vénus.

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Devenu alors une géante rouge, le Soleil sera alors 100 fois plus large qu’aujourd’hui. Mais n’étant pas assez gros pour exploser en supernova (il lui faudrait une taille 8 fois supérieure), il finira donc en naine blanche, comme notre étoile ci-dessus à l’agonie : les couches extérieures seront expulsées pour former une nébuleuse planétaire, tandis que le noyau se rétrécira sur lui-même, ne diffusant plus qu’une faible lueur avant de s’éteindre définitivement.

Mais pour l’heure, son réacteur thermo­nucléaire « ronronne » sagement en brûlant son hydrogène à un rythme constant.

Sources : Hubble, Dailymail


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