Des scientifiques ont découvert un fossile de licorne sibérienne vieux de 29 000 ans

Cela fait des années que les scientifiques connaissent l’existence de la licorne sibérienne, un animal plus proche du mammouth physiquement que du cheval et dont l’espèce aurait disparu il y...
Capture d’écran 2016-03-29 à 12.04.23

Cela fait des années que les scientifiques connaissent l’existence de la licorne sibérienne, un animal plus proche du mammouth physiquement que du cheval et dont l’espèce aurait disparu il y a 350 000 ans. Néanmoins la publication d’Andrey Shpansky et ses collègues de l’université russe de Tomsk State dans le American Journal of Applied Science a récemment relayé la découverte d’un crâne parfaitement conservé dans la région de Pavlodar de la République du Kazakhstan qui remet en doute toutes les hypothèses quant à cet animal qui aurait en fait disparu il y a 29 000 ans.

L’Elasmotherium sibiricum n’est en rien proche de la licorne telle que nous nous la représentons généralement. Malheureusement loin du glamour et des paillettes que nous lui attribuons, ce mammifère n’est en fait rien d’autre qu’un animal proche de nos rhinocéros modernes, mais encore plus énormes, hirsutes et évidemment pourvus d’une énorme corne extrêmement puissante sur le front enveloppée de kératine. De stature impressionnante, cet animal herbivore a une dentition large qui se rapprocherait de celle du Mammuthus trogontherii chosaricus et son poids serait compris entre 3600 et 4500 kilogrammes. Il ferait environ 4,5 mètres même si le spécimen trouvé ici était incomplet et qu’avancer des mesures précises est compliqué.

Elasmotherium_1878

La première restauration par Rashevsky publiée en 1878 sous la supervision de A.F. Brant

Les chercheurs de l’université de Tomsk State en Russie ont basé leurs données sur les trouvailles faites en utilisant la technique de la datation au carbone (une méthode de datation radiométrique grâce à l’étude du carbone 14 qui est contenue dans la matière organique et qui permet de connaître son âge depuis sa mort). C’est ainsi qu’ils ont découvert que l’animal en question n’avait pas disparu il y a aussi longtemps que ce qui était estimé en se basant sur les squelettes trouvés auparavant en Eurasie et que son extinction datait d’il y a environ 29 000 ans et non pas 350 000. Ils pensent également qu’il s’agissait d’un mâle qui serait mort très vieux.

unicorn

Heinrich Harder/Wikimedia

La question qui brûle à présent les lèvres des chercheurs est de trouver comment cet animal a pu survivre aussi longtemps malgré le climat difficile de son habitat, ce qui relance bien des questions concernant l’extinction de la mégafaune pléistocène et notamment sur les raisons de leur disparition. Andrey Shpanski avance l’idée selon laquelle l’animal retrouvé aurait trouvé refuge au sud de l’ouest sibérien, lui permettant ainsi de rester en vie plus longtemps. Néanmoins il n’exclut pas l’idée que cet animal ait pu migrer et résider quelque temps dans des zones plus au sud.

Trouver des réponses quant à cette extinction pourrait être un pas de plus dans les recherches sur l’impact des changements climatiques et les facteurs environnementaux sur la biodiversité de ces animaux larges. Savoir comment ces espèces ont survécu aussi longtemps et ce qui les a fait disparaître pourrait en effet être bien utile à notre espèce pour faire des choix plus éclairés et s’assurer un avenir plus propice que celui que auquel on se destine actuellement.

Sources : American Journal of Applied ScienceForbes ; ScienceAlert


Vous aimerez aussi