Des scientifiques vont forer le cratère laissé par l’astéroïde qui a mis fin aux dinosaures

Avec l’objectif de mieux comprendre les conditions de disparition des dinosaures sur Terre et la renaissance ultérieure de la vie, des scientifiques vont lancer une opération de forage du...
Reconstitution artistique du cratère / DETLEV VAN

Avec l’objectif de mieux comprendre les conditions de disparition des dinosaures sur Terre et la renaissance ultérieure de la vie, des scientifiques vont lancer une opération de forage du cratère de Chicxulub, laissé par l’astéroïde qui a mis fin au règne des dinosaures.

Situé dans la péninsule du Yucatán au Mexique, le cratère de Chicxulub est le résultat de l’impact entre un astéroïde de près de 10 kilomètres de diamètre et la Terre, il y a 66,038 millions d’années, selon les dernières analyses radiométriques de haute précision, à savoir la fin du Crétacé. Pour comprendre l’extinction des dinosaures qui a résulté de cet événement majeur de l’Histoire de la Terre, ce cratère va être foré.

Le projet de forage de ce cratère de près de 180 kilomètres de diamètre, parrainé par l’International Ocean Discovery Program (IODP) et l’International Continental Scientific Drilling Program, sera mené en deux temps, pour un coût total de 10 millions de dollars. Tout d’abord, dès la fin de ce mois de mars, un navire spécialement équipé pour le forage partira du port mexicain de Progreso jusqu’à un point situé à 30 kilomètres au large des côtes. Là-bas, dans les eaux profondes de 17 mètres, il fixera trois pylônes qui permettront d’installer une plateforme stable.

DR

DR

La seconde partie du projet débutera dès le 1er avril, et consistera en le forage lui-même. Les scientifiques comptent dépasser rapidement les 500 mètres de roches calcaires présentes au fond de la mer pour atteindre les lits qui conservent les signes appartenant à l’époque de la chute de l’astéroïde. Des carottes de 3 mètres de long seront prélevées, et pendant deux mois, ce travail se poursuivra jour et nuit pour tenter d’atteindre les 1 500 mètres de profondeur et trouver des changements de types de roches, trouver des microfossiles et collecter des échantillons d’ADN. « Nous n’aurons qu’un seul coup d’essai » concède David Smith, directeur des opérations IODP à la British Geological Survey d’Edimbourg, au Royaume-Uni.

Source : sciencemag


Vous aimerez aussi