En direct : Suivez le lancement d’ExoMars, la mission qui veut percer le secret de la vie sur Mars

C’est ce lundi à 10 h 31 que doit décoller la sonde européenne Exomars depuis le centre spatial de Baïkonour. Elle aura pour mission de déceler des traces d’une vie passée...
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C’est ce lundi à 10 h 31 que doit décoller la sonde européenne Exomars depuis le centre spatial de Baïkonour. Elle aura pour mission de déceler des traces d’une vie passée en forant la surface martienne jusqu’à deux mètres.

C’est une mission en deux parties qui s’ouvre ce lundi en direction de la planète Mars. La sonde Exomars va être lancée à 10 h 31 (heure française) de Baïkonour et le décollage est à suivre en direct sur la vidéo ci-dessous. Exomars succédera ainsi à Mars Express, l’autre sonde de l’ESA qui se trouve en orbite depuis 2003 autour de la planète Rouge.

Pourquoi une mission en deux parties ?

Exomars est composée de deux modules. Tout d’abord la sonde Trace Gas Orbiter (pas moins de 4 tonnes !) qui restera en orbite autour de Mars dans le but d’étudier son atmosphère et notamment les gaz minoritaires qui pourraient donner des indices sur l’Histoire de la planète. « On entend toujours que Mars est une planète morte; or la présence de méthane est le signe d’une sorte d’activité. Par exemple, on sait que la vie – les organismes et la matière vivante — est à l’origine de 80 % du méthane qu’on trouve sur Terre! Une des premières hypothèses était que le méthane martien pourrait provenir de bactéries ou de microbes. Plus probablement, on pense aujourd’hui que ce méthane serait le résultat de processus photochimiques ou géochimiques. Cela pourrait dire par exemple qu’il y a un réseau aquifère souterrain, qui mettrait en contact des silices avec de l’eau assez chaude, ce qui pourrait créer du méthane. Mais ça signifierait qu’il y ait de l’eau sous la surface; donc tout ça nous dirait que Mars serait encore vivante, d’une certaine façon. Tout cela nous motive à chercher du méthane, mais aussi toute sorte de gaz qui pourrait provenir de ce genre de processus. Notre but est donc d’établir un inventaire précis, complet de toutes les traces de gaz présentes dans l’atmosphère en incluant celles que nous n’avions pas détectées jusqu’ici, car présentes en trop faibles quantités », explique le chercheur Franck Montmessin du CNRS.

Illustration artistique / ESA

Illustration artistique / ESA

Exomars transporte également le module d’atterrissage Schiaparelli qui se posera à la surface de la planète Rouge le 19 octobre 2016. Ce dernier avec une autonomie de 2 à 3 jours seulement, aura pour objectif de tester des technologies embarquées pour préparer le lancement du second volet en 2018. Un autre rover sera alors envoyé sur Mars pour forer le sol jusqu’à une profondeur de 2 mètres (contre 5 petits centimètres pour Curiosity) et ainsi tenter de déceler des traces d’une vie passée comme de la matière complexe ou organique.

La mission a été mise sur pied par l’ESA et l’agence spatiale russe, la Nasa s’étant retirée du projet.

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